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Côte d'Ivoire / CPI - 
Article publié le : dimanche 16 octobre 2011 - Dernière modification le : dimanche 16 octobre 2011

La CPI mènera une enquête impartiale en Côte d'Ivoire annonce Luis Moreno Ocampo

Luis Moreno Ocampo, procureur en chef de la CPI a été reçu par le président Ouattara, le 15 octobre 2011.
Luis Moreno Ocampo, procureur en chef de la CPI a été reçu par le président Ouattara, le 15 octobre 2011.
AFP / Sia Kambou

Par RFI

Journée marathon samedi 15 octobre 2011 pour le procureur de la Cour pénale internationale. Luis Moreno Ocampo a quitté Abidjan dans la soirée après un séjour de 24 heures, au cours duquel il a rencontré notamment le chef de l’Etat ivoirien, plusieurs ministres ou encore le FPI, le parti de Laurent Gbagbo. Avant de partir, le procureur de la CPI a donné des précisions sur ce qu'on pouvait attendre de l'enquête en cours sur les violences post-électorales en Côte d'Ivoire.

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Il y aura entre trois et six inculpés devant la CPI mais Luis Moreno Ocampo n’a pas voulu révéler les noms des personnes concernées. Il a simplement dit qu’elles sont considérées comme les principaux responsables des crimes les plus odieux commis lors de la crise postélectorale. Des enquêteurs de la CPI se trouvent d’ailleurs en Côte d’Ivoire depuis début octobre. Il reviendra ensuite à la justice ivoirienne de mener des enquêtes pour déterminer d’autres responsables des crimes de sang.

Le procureur avait reçu l’autorisation de la 3ème chambre préliminaire de la CPI de mener des investigations à partir du 3 octobre en vue de traduire les responsables des 3000 morts de la crise postélectorale devant la Cour de La Haye.

Luis Moreno Ocampo a précisé qu’à partir de novembre 2010, il avait commencé à recueillir des informations sur les crimes de guerre supposés et les crimes contre l’humanité commis en Côte d’Ivoire. Alors qu’une certaine opinion ivoirienne lui reproche de ne viser que le camp Gbagbo en ne s’arrêtant notamment qu’à la crise postélectorale, Luis Moreno Ocampo a déclaré devant la presse, ce samedi, avant de quitter Abidjan, qu’il avait demandé aux juges l’autorisation d’enquêter sur une période antérieure à 2010 : remonter au début de la rébellion contre Gbagbo en 2002, comme le réclame par ailleurs le FPI.

tags: Côte d'Ivoire - Justice internationale - Politique Côte d'Ivoire
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