Paul Biya remporte sans surprise l'élection présidentielle au Cameroun

Les agents électoraux attendent les électeurs dans un bureau de vote le 9 octobre 2011. La participation était l'enjeu majeur de ce scrutin.
© REUTERS/Akintunde Akinleye

Les résultats de l’élection présidentielle du 9 octobre 2011 au Cameroun ont été proclamés vendredi 21 octobre par la Cour suprême au cours d'une audience marathon de plus de 8 heures ! Paul Biya, 78 ans, au pouvoir depuis 1982, a été, comme prévu, réélu pour un sixième mandat à la tête du Cameroun, obtenant 77,989% des suffrages devant son opposant historique John Fru Ndi (10,712%), alors que la participation est en recul par rapport aux derniers scrutins.

Paul Biya caracole en tête de neuf des dix régions du pays, de même que chez la diaspora. Paul Biya fait ainsi 96,5% dans sa région d’origine, le Sud.

Le RDPC s’était mobilisé comme peut-être il ne l’avait jamais fait auparavant. On a essayé de mettre toutes les chances de notre côté… on ne peut pas dire que nous avons travaillé à organiser une fraude quelconque...
René Sadi, secrétaire général du RDPC, le parti présidentiel
10-10-2013 - Par Sarah Sakho

John Fru Ndi, chef de file de l’opposition, bat Paul Biya dans le nord-ouest anglophone où il affiche son plus gros score, un peu plus de 54%. Pour le reste, avec ses 10,7% de suffrages, il apparaît en recul par rapport au scrutin de 2004.

Joshua Ossih : «Le président qui sort de cette élection n’a ni la légitimité du peuple ni la légalité absolue parce qu’il sort d’un processus entaché»
10-10-2013 - Par Carine Frenk

Garga Haman Adji : «Ce n'est pas une élection démocratique, c'est une foire à la pagaille»
10-10-2013 - Par Zéphyrin Kouadio
Derrière lui Garga Haman Adjiavec 3,2% des voix, Adamou Ndam Njoya de l’UDC avec 1,7% et les autres candidats se partagent le reste des voix avec évidemment de très petits scores.

La participation, enjeu du scrutin

Le taux de participation, seul enjeu de ce scrutin, est de 65,8%. Sept candidats, menés par John Fru Ndi avaient annoncé dès lundi, ne pas reconnaître ces résultats, dénonçant des fraudes massives et un taux d’abstention record le jour du scrutin. Ils appelaient à manifester si l’élection n’était pas annulée et le système électoral révisé.

La France continue d'estimer que l'élection s'est déroulée «dans des conditions acceptables» tandis que les Etats-Unis par la voix de leur ambassadeur au Cameroun ont fait au contraire état d'un scrutin entaché «d'irrégularités à tous les niveaux».

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