Arrêt de la centrale nucléaire de Koeberg en Afrique du Sud pour travaux

La centrale nucléaire de Koeberg en Afrique du Sud.
© AFP/Rodger Bosch

Eskom, l’entreprise d’électricité sud-africaine a arrêté vendredi 28 octobre l’unité numéro deux de Koeberg, la seule centrale nucléaire du pays. Raison de cette interruption : des travaux sur le générateur qui devraient durer plusieurs semaines. La distribution d’électricité ne devrait pas être affectée, et il n’y aurait aucun danger. Cet arrêt survient alors que le gouvernement étudie en ce moment un important appel d’offres pour construire six réacteurs nucléaires sur trois sites en Afrique du Sud et essayer de répondre à la demande grandissante d’électricité dans le pays.

Avec notre correspondante à Johannesburg,

L’appel d’offres pourrait se chiffrer à quelque 100 milliards d’euros pour construire six réacteurs nucléaires. Une estimation confirmée récemment par le ministre de l’Energie. Il devrait être lancé au début de l’année prochaine. L’Afrique du Sud est encore très largement dépendante de ses centrales au charbon. Mais le gouvernement veut réduire son empreinte carbone et a mis au point un plan énergie.

D’ici 2030, le plan prévoit que la part du charbon passera de 85 à 65%, tandis que les énergies renouvelables - actuellement proches de 0% - représenteront 9% du total. Le nucléaire, lui, devrait augmenter de 5 à 20%. Ce chiffre inquiète les défenseurs de l’environnement, préoccupés par le risque nucléaire mais aussi par le coût de ces centrales, très longues à construire et onéreuses à maintenir. Le gouvernement  répond : « sécurité des approvisionnements et demande d’électricité grandissante dans le pays ». Reste qu'aujourd’hui, près de 20% des Sud-africains n’ont toujours pas l’électricité chez eux.

Cinq candidats sont déjà sur les rangs pour cet appel d’offres : le français Areva, bien sûr, qui a déjà construit la centrale de Koeberg, le consortium japonais et américain Toshiba-Westinghouse, un groupe chinois, enfin un Sud-coréen et un Russe.
 

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