Omer Beriziky devient Premier ministre de Madagascar


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Omer Beriziky est le nouveau Premier ministre de transition à Madagascar. Il a été nommé vendredi 28 octobre 2011 par Andry Rajoelina. Omer Beriziky était l’unique candidat proposé par la mouvance d’opposition de l’ancien président Albert Zafy. Sa mission, en tant que président de consensus, sera de diriger le futur gouvernement d’union nationale et d’organiser les élections présidentielles et législatives. Il devra donc incarner le consensus. Mais sa nomination suscite déjà quelques remous.

Le suspense a été maintenu jusqu’au bout vendredi 28 octobre. Les représentants politiques, militaires, les membres de la société civile et du corps diplomatique avaient été invités au palais présidentiel à 19h et n’ont connu le nom du nouveau Premier ministre que quatre heures plus tard.

Il a en effet fallu quatre heures au président de transition pour s’accorder avec les médiateurs de la SADC sur le nom d’Omer Beriziky. « Le choix s'est fait surtout sur un candidat de l'opposition. Omer Beriziky fait partie de l'opposition et c'est quelqu'un qui a de l'expérience au niveau international. Il a travaillé pendant neuf ans au sein de l'Union européenne en tant qu'ambassadeur de Madagascar », a expliqué Andry Rajoelina.

Présenté par la mouvance d’Albert Zafy, Omer Beriziky n’est pas membre de cette mouvance et sa candidature avait créé la surprise. Ambassadeur à Bruxelles sous les différents régimes de Zafy, Ratsiraka et Ravalomanana, il ne fait pourtant pas l’unanimité. Juste après l’annonce, les membres de la mouvance de l’ancien président Marc Ravalomanana ont brusquement quitté la salle. « Nous récusons cette nomination. Monsieur Omer Beriziky est membre influent du parti Leader Fanilo qui fait partie de l'ancienne mouvance de Rajoelina. Cela ne comprend pas aux critères de consensus, d'inclusivité et de neutralité tels que les prévoit la feuilles de route », dénonce Mamy Rakotoarivelo, chef de la délégation.

La mouvance Ravalomanana ne quitte pas le processus et se laisse le temps de réfléchir à la position à adopter lors de la prochaine étape : la formation du gouvernement d’union nationale.

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