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Côte d'Ivoire

La Côte d'Ivoire revient à un organe public de régulation du cacao

Une plantation de cacao en Côte d'Ivoire.
© AFP/ SIA KAMBOU

Le gouvernement ivoirien a annoncé, mercredi 2 novembre, la création d’un organe public de régulation du cacao dont le pays est le premier producteur mondial, ainsi que le retour à un prix garanti. Après une décennie de libéralisation ratée, cette réforme vise à protéger les producteurs de la spéculation.

Sécuriser les revenus des producteurs par la mise en place d’un prix minimum garanti et stable. C’est le premier objectif de la réforme de la filière café-cacao annoncée mercredi 2 novembre par le gouvernement ivoirien.

Le ministre de l’Agriculture Mamadou Sangafowa Coulibaly a insisté là-dessus lors d’une conférence de presse ce jeudi matin. Il est question d’assurer aux producteurs 60% du prix du kilogramme à l’international, que ce soit pour le café ou pour le cacao.

Et si les cours sont fortement déprimés, l’Etat s’engage à assurer un minimum de 50% aux producteurs du prix à l’international. Il s’agit de protéger les producteurs contre les spéculations des cours, et cela passe par la recréation d’une structure unique de gestion de la filière. Une structure étatique, comme l’était la Caistab (la Caisse de stabilisation et de soutien des prix des productions agricoles), l'organisme étatique ivoirien chargé de gérer les filières du coton, du cacao et du café jusqu'en 1999. Pour l'instant, cette nouvelle structure n’a pas de nom officiel. Un comité de gestion travaille à la création de ce qui va succéder à la Caistab.

Alors pour éviter les travers de l’ancienne caisse de stabilisation, le ministre de l’Agriculture est plusieurs fois revenu sur la volonté du gouvernement de surveiller de près la gestion de la filière pour éviter à la Côte d’Ivoire de revivre les abus auxquels on a assisté, dans des secteurs qui représentent 40% des recettes d’exportation et 15% du produit intérieur brut.

Mais cette réforme, affirme le ministre de l'Agriculture, ne consacre pas « un monopole de l'Etat ». « Il s'agit, a-t-il expliqué, de faire en sorte que l'Etat puisse avoir un regard et que le jeu de la concurrence et de l'économie se fasse ».

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