Le FMI octroie un prêt de 616 millions de dollars à la Côte d’Ivoire


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Le Fonds monétaire international a donné vendredi 4 novembre 2011 son feu vert à un prêt de 616 millions de dollars à la Côte d'Ivoire, et à un allègement de dette de 8 millions de dollars. Cette décision fait suite à la présentation par le gouvernement ivoirien, en milieu de semaine, d’une réforme importante et très attendue de la filière cacao.

C'est une bouffée d'oxygène pour la Côté d'Ivoire : un prêt de 616 millions de dollars et une dette allégée d'un montant de 8 millions de dollars. Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué dans un communiqué que le pays pourrait prétendre à un allègement plus conséquent s'il effectuait « certaines réformes structurelles et sociales essentielles ».

Le prêt validé par le conseil d'administration du FMI doit être versé sur trois ans. Une première tranche de 128 millions de dollars a été mise à disposition de la Côte d'Ivoire.

Le Fonds avait annoncé en juillet, après la fin des violences postélectorales et l'investiture du président Alassane Ouattara, son intention de reprendre son aide.

« La Côte d'Ivoire se redresse après avoir traversé une longue crise sociopolitique qui a entraîné des violences généralisées et une baisse prononcée de l'activité économique au début de l'année », s'est félicité le FMI.

Consolider la paix en créant des emplois

L'allègement de la dette pourrait être suivi d'un autre en 2012. Il sera accordé en cas de réformes satisfaisantes « dans les domaines de la gestion des finances publiques, de la gestion de la dette et de la gouvernance, ainsi que dans le secteur du café et celui du cacao ».

Le Fonds a encouragé le gouvernement ivoirien à mettre en œuvre le programme conçu avec lui, qui « vise à rétablir complètement l'ordre public et à consolider la paix en favorisant la croissance économique et en créant des emplois, en particulier pour les jeunes ».

A moyen terme, le FMI conseille au pays d'« améliorer le climat des affaires et l'administration des impôts, et créer la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour soutenir l'investissement ».

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