Burkina Faso: troisième forum international sur l'intégration des albinos

Des enfants de la « Maison des Albinos» à Ruyigi au Burundi (photo non datée).
© AFP/STEPHANE DE SAKUTIN

En Afrique de l'Ouest, les albinos subissent agressions verbales et même physiques. Sur le plan professionnel, leur intégration a encore du mal à se faire dans certains pays d’Afrique francophone. Afin de réfléchir sur les stratégies pour sortir de cette marginalisation, ils tiennent actuellement leur troisième forum international au Burkina Faso. Ils sont venus du Mali, de la Côte d’Ivoire et bien sûr du Burkina Faso pour partager leurs expériences.

Avec notre correspondant à Ouagadougou

« Il y a une femme qui a eu deux enfants albinos avec un homme et celui-ci l’a rejetée. Et quand elle est revenue dans sa famille, son propre frère l’a également rejetée ».

S’ils ne sont pas rejetés par leur famille, c’est leur prise en charge médicale qui est difficile. Les personnes albinos ont du mal à se procurer des soins adéquats, comme en Côte d’Ivoire. C’est ce qu’explique Alain Coulibaly, président de l'Anaci (Association nationale des albinos de Côte d’Ivoire.

« Les médicaments pour le traitement de la peau sont coûteux et on ne trouve même pas ces médicaments dans n’importe quelle pharmacie ».

La Fédération burkinabè pour la promotion des personnes handicapées souhaite que trente personnes handicapées soient employées par l’Etat chaque année. Et pour sa présidente, Rosalie Bassolé, les textes sont déjà là et ne demandent qu’à être appliqués. 

«Il y a beaucoup de textes qui ont été pris et on souhaite que le gouvernement fasse un peu plus de pas pour l’intégration de cette catégorie de population là. C’est important pour l’égalité qu’on puisse donner un quota en faveur de cette population qui est vraiment marginalisée ».

Les participants de ce troisième forum international sur l’intégration des albinos pourront s’inspirer de l’exemple malien. Grâce à la sensibilisation et au plaidoyer, les albinos du Mali mènent aujourd’hui une vie saine, selon Moctar Bah, le président de la Fédération malienne des associations de personnes handicapées.

« Le leadership est très bien développé au Mali par les personnes albinos. Donc, ils occupent des postes politiques et administratifs. Ce qui leur permet de faire beaucoup de sensibilisation et de plaidoyer. On peut quand même dire chez nous qu’il y a des indicateurs favorables par rapport à l’intégration des personnes handicapées albinos ».

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