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Le report du procès de Gatumba mal accueilli par les familles
Le procès de 21 personnes accusées d'être impliquées dans l'attaque qui a fait au moins 36 morts en septembre 2011 à Gatumba, près de Bujumbura, a été reporté au 1er décembre. Cette annonce par le tribunal de Bujumbura, peu après l'ouverture du procès ce 16 novembre 2011, a été mal accueillie par les familles des victimes.
La première audience du procès de Gatumba qui s'ouvrait ce 16 novembre 2011 a tourné court, tout de de suite après son ouverture. Soumis aux tirs croisés des avocats de la défense, qui ont soulevé plusieurs cas de violation de la procédure, le président de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Bujumbura, Jean-Claude Ntibandetse, a renvoyé l'affaire au 1er décembre prochain, sans répondre aux inquiétudes soulevées.
Pour Me Armel Nyongere, l'un des avocats de la défense, ce qui pose problème est la composition du siège : trois juges qui relèvent des tribunaux de résidence en font partie. Ce qui ne se fait pas. On n'a pas suivi la procédure d'assignation. De plus, certains avocats n'ont pas eu accès au dossier et le rapport de la commission nationale d'enquête ne figure pas dans les dossiers.
Le report du procès a été très mal accueilli par les familles des victimes, venues par dizaines suivre ce procès. « Ces assassins mangent bien en prison. Nos orphelins à nous, ils meurent de faim. La cour doit les juger », proteste Jeannette, une jeune femme de 23 ans qui a perdu son mari, ce 18 septembre à Gatumba.
Aujourd'hui, deux versions circulent sur le massacre de Gatumba, qui a fait au moins 26 morts : l'une met en cause les ex-rebelles des Forces nationales de libération (mouvement de l'opposant Agathon Rwasa) et l'autre, des hauts gradés de la police burundaise.

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