Les pirates somaliens présumés jugés en France se décrivent comme des pêcheurs


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Suite en France du procès de pirates somaliens présumés. Ils ont jugés pour la prise d’otage du voilier français Le Carré d’As en 2008 dans le golfe d’Aden. Et la cour s’est penchée, le mercredi 16 novembre 2011, sur les activités des six hommes qui se décrivent eux-mêmes comme de simples pêcheurs.

Les positions qui sont prises par les coaccusés, c'est de dire qu'ils étaient pêcheurs et qu'ils étaient pirates d'opportunité.
Me Florent Loyseau de Grand-Maison
10-10-2013 - Par Franck Alexandre

Profession : pêcheur. Les six pirates présumés vivaient tous sur le littoral somalien bordant l’océan Indien et tous se déclarent pêcheurs. Des pêcheurs de langoustes et de requins. Le requin, c’est le joyau de la côte, les ailerons sont exportés en Chine, la chair part vers l’Afrique du Sud.

Certains disent avoir possédé une barque et avoir gagné près de 100 dollars par mois, parfois même 30 dollars en une nuit lorsque la pêche était bonne. D’autres racontent qu’ils n’étaient que de modestes pêcheurs à pied, qu’ils ne gagnaient pas plus d’un dollar par jour et avec un dollar, précise l’un d’eux, on peut se payer 200 grammes de sucre et 200 grammes de riz. Avec cela difficile de nourrir des familles nombreuses de six ou sept enfants en moyenne.

Mais derrière ce métier de pêcheur se cache en réalité toutes sortes d’activités plus ou moins légales. Victimes de la sécheresse les Somaliens, historiquement nomades, ont déserté l’arrière-pays, l’hinterland, pour se réfugiér sur la côte. D’éleveurs, ils sont devenus pêcheurs et pour certains pirates.

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