RDC : la violence de la campagne électorale congolaise s'exporte

Le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti au pouvoir, a dénoncé ce mercredi 16 novembre 2011, un crime politique qui s’est déroulé en Espagne. Le responsable du PPRD dans ce pays serait décédé suite à une agression attribuée aux partisans d’Etienne Tshisekedi. Ces derniers démentent toute implication.

La violence politique s'exporte
10-10-2013 - Par Bruno Minas

Le chef du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Evariste Boshab a voulu prendre à témoin la communauté internationale. Ainsi plusieurs diplomates ont-ils assisté au récit de l’agression du représentant du PPRD en Espagne. Paul Bimba a succombé à ses blessures, il y a une semaine, dans un hôpital de Barcelone.

« Paul Bimba a été sauvagement agressé dans la soirée du 7 novembre 2011 alors qu'il revenait de la réunion du parti pour la simple raison qu'il arborait les insignes du PPRD et qu'il réfléchissait différemment de ses agresseurs qui se dénomment "combattants" ».

L’agresseur est désigné : « combattants », c’est ainsi que se nomment les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti d’Etienne Tshisekedi. Le parlementaire Martin Fayulu, qui soutient Etienne Tshisekedi, nie toute responsabilité dans ce meurtre.

« La barbarie, la violence... ce n'est pas nous ! Quel est le parti politique au Congo qui a des milices ?  Nous n'avons rien à voir avec ce qui s'est passé en Espagne. À la police barcelonaise de faire son travail ».

La violence politique s’est imposée comme un thème central de la campagne électorale. On ne parle que de cela à Kinshasa. Pendant ce temps-là, les deux protagonistes de cette polémique Etienne Tshisekedi et Joseph Kabila mènent campagne sur le même terrain depuis trois jours dans l’est du pays, sans qu’aucun incident n’y ait été déploré.