En France, début de l'examen des faits dans le procès des pirates somaliens

Les pirates somaliens présumés dans le box des accusés de la cour d’assisses de Paris.
© AFP PHOTO/BENOIT PEYRUCQ

La cour d'assises de Paris, qui juge pour la première fois des pirates somaliens présumés, a commencé, ce vendredi 18 novembre, l'examen des faits dans l'affaire de la prise d'otages du voilier le Carré d'As. C'était en septembre 2008 dans le golfe d'Aden. La cour a pu entendre le témoignage d'un expert qui est venu raconter comment en Somalie, d'artisanale, cette piraterie est devenue quasi industrielle.

Avec notre envoyé spécial au Palais de Justice, Frank Alexandre

La mission du commandant Xavier Mesnet de la marine nationale est de lutter contre la piraterie. Et qui dit piraterie, raconte-il, dit « Corne de l’Afrique ».

En effet, les deux tiers des actes de piraterie sont recensés dans cette zone où passe l’une des plus importante voies maritimes au monde, 22 000 navires y transitent chaque année.

La piraterie est un phénomène donc en pleine expansion, moins de 50 attaques recensées en 2007 contre plus de 200 cette année. Au Puntland, c’est même devenu une activité industrielle. Près de 2 000 pirates sont recensés qui n’hésitent pas, aujourd’hui, à attaquer très loin des côtes somaliennes. Ils opèrent parfois à plus de 4 000 kilomètres. Ils partent à l’assaut de tout type de navire, à bord d’embarcations légères, les skiffs, précise le commandant Minet, n’hésitant pas à ouvrir le feu, des « bateaux mère », les baleinières, assurent leur soutien logistique.

Actuellement, 700 otages sont retenus par les pirates. Cette année, vingt millions de dollars de rançon ont déjà été versés et le commandant Mesnet de conclure : 95 % des présumés pirates arrêtés en mer par les forces de la coalition sont simplement ramenés à terre où ils reprennent, sans tarder, leur activité.

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