Republier
Madagascar

Madagascar: un nouveau gouvernement pour la Grande île

Le nouveau Premier ministre Omer Beriziky salue le président de la Haute autorité de transition, Andry Rajoelina, le 31 octobre 2011.
© AFP / MADAGASCAR DIRCO / Unati Ngamntwini

Madagascar a un nouveau gouvernement, un «gouvernement d’union nationale» selon les termes de la feuille de route de sortie de crise. Le Premier ministre, Omer Beriziky, nommé il y a 3 semaines, a présenté son équipe lundi 21 novembre 2011 au palais présidentiel en présence de l’ensemble du corps diplomatique. Sur les 35 postes, 12 reviennent aux principales forces d’opposition. Mais les ministres issus des mouvances des anciens présidents Ravalomanana et Zafy n’ont pas tous assisté à la cérémonie. Cinq d’entre eux ont préféré s’abstenir. Ils critiquent le processus et la répartition finale des postes.

De l’ancienne équipe, il reste 13 ministres ; les postes convoités de la Justice et des Finances restent dans le giron d’Andry Rajoelina. La mouvance de Marc Ravalomanana, elle, obtient 5 ministères, parmi lesquels l’Economie, le Commerce et l’Agriculture. Cinq postes également sont attribués au camp d’Albert Zafy, dont les Hydrocarbures, l’Education nationale, ou encore l’Environnement.

Ceux qui doutent et ceux qui adhèrent

Cette répartition ne satisfait pas les deux mouvances. Certains ministres ont donc boycotté la cérémonie. Mais le chef du gouvernement, Omer Beriziky, garde espoir de les voir rejoindre l’équipe : « Il y a encore ceux qui doutent, ceux qui se sentent lésés. C’est leur droit le plus absolu de ne pas venir et de pouvoir prendre un peu plus de recul avant d’intégrer le groupe ».

Mais certains ont choisi de répondre à l’appel du Premier ministre, malgré la position de leur chef de file. C’est le cas de Pierrot Botozaza, issu de la mouvance Ravalomanana. Il est nommé ministre de l’Economie et obtient l’un des deux postes de vice-Premier ministre : « Je suis un citoyen, un cadre, un technicien, je suis prêt à apporter mon concours à la sortie de crise à Madagascar. »

Joint par RFI dans la soirée, Mamy Rakotoarivelo, le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, a dénoncé la formation de ce gouvernement. Il a renié les nouveaux ministres issus de sa mouvance, évoquant même leur exclusion du groupe politique.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.