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Libye : qui est qui dans le nouveau gouvernement ?

media La conférence de presse du nouveau Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, le 31 octobre 2011. REUTERS/Ismail Zetouny

Le Premier ministre libyen, Abdel Rahim al-Kib, a dévoilé mardi 22 novembre 2011, dans la soirée, la composition de son gouvernement chargé de reconstruire et unifier un pays déchiré par huit mois de guerre civile. Il s’agit d’une équipe composée essentiellement de technocrates, avec d’un côté des libéraux laïcs en grand nombre et de l’autre les islamistes qui sont en minorité.

Difficile de contenter tout le monde malgré l’assurance du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib qui a affirmé lors de l’annonce de son gouvernement que « toute la Libye » était « représentée dans ce gouvernement ». Celui-ci compte 24 ministères et une soixantaine de secrétaires d’Etat. Certains ministères ont été créés pour la première fois, comme le ministère des Martyrs, des blessés et des personnes disparues, ainsi que le ministère de la Société civile.

Récompenser les chefs de guerre

Deux ministères de taille ont été réservés aux ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi.

Coïncidence ou pas, le portefeuille de la Défense revient à Oussama al-Jouili, le chef de la brigade de la ville de Zenten qui a arrêté Seif al-Islam, la semaine dernière, le 19 novembre 2011 et où il est détenu. Le fils de l’ancien dirigeant libyen fait l’objet depuis le 27 juin d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité commis pendant la répression de la révolte populaire et qui a pris la forme d’une guerre civile, entre le 15 février et le 23 octobre 2011.

Cette annonce du nouveau gouvernement est survenue précisément le jour de la première visite en Libye du procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, qui a affirmé que la justice libyenne avait la « primauté » pour juger le fils du dirigeant déchu. De leur côté, les autorités libyennes ont annoncé leur intention de juger en Libye Seif al-Islam, en affirmant que son procès sera « conforme aux critères internationaux ».

L’autre ministère stratégique – celui de l’Intérieur – a été confié à Faouzi Abdelal, ex-rebelle de la ville de Misrata. Les combattants de Misrata se voient ainsi récompensés en retour de leurs efforts de guerre. Misrata est une des villes où les rebelles ont constitué les forces les plus nombreuses, les mieux organisées et les plus armées. Les nouveaux ministres de la Défense et de l’Intérieur auront à faire face à des défis urgents : l’intégration des combattants dans une armée nationale ainsi que la récupération des quantités phénoménales d’armes en circulation.

Des libéraux laïcs en grand nombre

Dans l’ensemble, les libéraux laïcs dominent la nouvelle équipe ; les islamistes sont, quant à eux, en minorité. Les femmes le sont aussi. Deux femmes occupent deux des vingt-quatre ministères. Mabrouka al-Chérif Jibril est ministre des Affaires sociales et Fatma al-Hamrouch est ministre de la Santé.

C’est un technocrate qui hérite du portefeuille convoité des hydrocarbures. Abdelrahmane ben Yazza, ancien responsable de la compagnie pétrolière italienne ENI, se voit confier le portefeuille crucial du Pétrole et du Gaz. Et c’est un autre spécialiste du pétrole, Hassan Zoglem, qui obtient le portefeuille des Finances.

Le ministère des Affaires étrangères revient à un inconnu, Achour Ben Khayal, ancien ambassadeur du régime libyen au Canada, avant de rallier l’opposition, en exil, dans les années 2000.

A côté des technocrates, il y a l’avocat Fethi Tarbel. Il hérite du portefeuille de la Jeunesse et des Sports. On se souvient que l’arrestation de Tarbel, l’avocat des familles des victimes du massacre de la prison d’Abu Salim en 1996, avait été l’étincelle de l’insurrection en février. Sa détention provisoire, le 15 février 2011, avait déclenché une insurrection populaire à Benghazi, dans l’est de la Libye, qui s’était ensuite étendue au reste du pays.

Le nouveau gouvernement aura pour mission de préparer des élections constituantes dans un délai de huit mois maximum, suivies d’élections générales, un an plus tard. Dans un communiqué, le nouveau gouvernement a également indiqué que sa priorité numéro un était « la sécurité, la stabilité et le retour à une vie normale en fournissant les services sociaux de base, en garantissant le retour des enfants à l’école et le paiement des salaires ».

Les Berbères absents et mécontents

Au lendemain de l’annonce du nouveau gouvernement, des tribus libyennes ont protesté ce mercredi 23 novembre 2011 et affiché leur intention de ne pas reconnaître le nouveau gouvernement. Dans un communiqué, les Amazighs ou Berbères ont dénoncé leur « marginalisation », estimant avoir été exclus des ministères importants. Ils représentent un peu moins de 10% de la population et ils ont joué un rôle important face aux hommes de Kadhafi dans le Djebel Nefoussa, dans le sud-ouest du pays. Le Congrès amazigh libyen a ainsi appelé à manifester à Tripoli avant la fin de la semaine.

Cet après-midi, le chef du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a accueilli une trentaine de responsables berbères pour apaiser la situation.
Othmane Bensassi, membre du CNT et berbérophone, a participé à la réunion. Joint par RFI, il précise que la réunion s’est déroulée dans un climat difficile. Les Berbères demandent un ministre ou vice-ministre supplémentaire. Othmane Bensassi regrette que « la gestion de ce dossier par le Premier ministre, en vue du nouveau gouvernement, ait été, malheureusement, mal gérée».

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