Législatives au Maroc : les islamistes en tête, selon des résultats partiels

A Rabat, une militante du PJD félicite Abdelillah Benkirane, leader du PJD, le 26 novembre 2011.
© REUTERS/Youssef Boudlal

La victoire revendiquée par les islamistes marocains semblait se préciser samedi 26 novembre 2011 : les candidats du Parti justice et développement (PJD) sont en tête des élections législatives avec 80 sièges, selon des résultats partiels annoncés par le ministre marocain de l'Intérieur Taib Cherkaoui. Les résultats définitifs sont attendus dimanche.

Selon le ministre de l'Intérieur qui annonçait les premiers résultats portant sur 296 sièges sur les 395 que compte la chambre, le PJD arrive donc en tête avec 80 sièges. Mais il s'agit de résultats « provisoires et non définitifs » du scrutin de vendredi. Le taux de participation a atteint 45,4% des inscrits.

Le PJD est suivi du parti de l'Istiqlal, le parti du Premier ministre Abbas El Fassi, qui a obtenu 45 sièges, selon le ministre. Le scénario le plus probable c’est celui d’une coalition du PJD avec le parti l’Istiqlal, le parti historique marocain plutôt conservateur. Le Premier ministre sortant issu de ce parti s’est dit favorable à une telle option.

Le Rassemblement national des indépendant (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM), deux formations libérales proches du palais royal, ont respectivement obtenu 38 et 33 sièges.

« Les élections législatives se sont déroulées dans un climat de transparence et dans le cadre d'une concurrence libre », a souligné M. Charkaoui qui s'exprimait lors d'une conférence de presse à Rabat.

« Nous remercions les Marocains qui ont voté pour le PJD et nous ne pouvons être que satisfaits », a déclaré Abdelilah Benkirane, le secrétaire général du PJD, après la déclaration de M. Cherkaoui.

Dès l'annonce des résultats définitifs, prévue ce dimanche, le roi Mohamed VI doit désigner le chef du gouvernement au sein du parti vainqueur du scrutin, comme le veut la nouvelle Constitution.

Le nouveau chef du gouvernement sera chargé de former un gouvernement de coalition, comme le veulent les usages politiques.

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