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Maroc

Au Maroc, les islamistes revendiquent la victoire

Le dépouillement des urnes se poursuit au Maroc, le 26 novembre 2011.
© AFP PHOTO/ABDELHAK SENNA

Le rêve des islamistes commence à faire son chemin au Maghreb. Les islamistes modérés sont arrivés en tête de l'élection en Tunisie le mois dernier et les voilà qui prétendent au Maroc à une victoire en nombre de sièges. Les premiers résultats devraient être connus au dans la journée de ce samedi, mais déjà le PJD, Parti de la justice et du développement, criait victoire, ce vendredi 24 novembre 2011.

Rien d’officiel encore mais depuis vendredi soir c’est la fête au siège du parti de la lampe, leur symbole pour ces élections. Le PJD estime en fait qu’il a raflé les sièges dans toutes les grandes villes du pays : Casablanca bien sûr mais aussi Rabat, Tanger, Agadir et Fez. A chaque fois il emporterait deux voir trois sièges, c’est à dire plus qu’en 2007. La nouveauté aussi ce sont ces nouvelles circonscriptions à Sidi Ifni dans le sud ou encore Dakhla dans le Sahara occidental, le PJD n’avait pas encore emporté de siège dans ces localités en 2007.

Résultat, le parti parle de 100 sièges au moins sur les 305 au Parlement sans pour autant que tout cela soit officiel. Un chiffre impossible à confirmer alors que les résultats partiels portent sur 50 sièges dont le PJD en a obtenu 20. Certains analystes relativisent déjà cette percée islamiste. Avec la nouvelle Constitution le parlement à 90 sièges supplémentaires réservés à 30 femmes et 60 jeunes. C’est peut-être ce stock qui bénéficie au PJD qui avait 47 sièges dans l’assemblée précédente.

Au siège de l’Istiqlal (Indépendance) on reconnaissait hier soir que le PJD était soit premier, soit deuxième derrière le plus vieux parti du Maroc. Les résultats définitifs devraient tomber en fin de journée.

Une participation correcte

On pensait les Marocains peu passionnés par ces législatives anticipées, finalement la participation est moins mauvaise que prévue. Les Marocains ne se sont pas rués sur les urnes hier, la participation est finalement restée modérée mais elle a clairement de quoi satisfaire les autorités et d’abord parce que la mobilisation a été légèrement plus importante qu’il y a quatre ans, lors des dernières législatives, avec 400 000 électeurs en plus. Mais surtout c’est la première fois de l’histoire du Maroc que le taux de participation à des élections, remonte après des années de baisses successives, depuis l’indépendance.

Pour le pouvoir c’est donc un succès, il voulait montrer que ces élections anticipées concédées à la rue ont intéressé les Marocains, le pari semble gagné.

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