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Madagascar

Madagascar: après le retour de Didier Ratsiraka, se pose la question de celui de Marc Ravalomanana

Marc Ravalomanana, ancien président malgache, aujourd’hui exilé en Afrique du Sud.
© Reuters / Mike Hutchings

A Madagascar, la semaine qui s’est achevée a été agitée : un nouveau gouvernement d’union nationale a été mis en place dans lequel la majorité de l’opposition accepte finalement de siéger, et l’ancien président Didier Ratsiraka est rentré au pays après son exil de plus de neuf ans en France. Ces évènements laissent-ils présager un apaisement politique et le démarrage d’une transition enfin consensuelle ? Les jours qui viennent pourraient donner de nouvelles indications sur la bonne tenue du processus, puisque le Parlement devrait être élargi, et le débat relancé sur le retour de l’autre ex-chef d’Etat en exil, Marc Ravalomanana.

Tojo Ravalomanana et sa femme, mais aussi Guy Rivo Andrianarisoa, ont débarqué hier à Antananarivo, en provenance d’Afrique du Sud. Le retour d’exil de l’un des fils du président évincé et de l’un de ses plus proches collaborateurs n’est pas anodin. Tojo n’a certainement pas oublié son départ en cachette début 2009 et Guy Rivo avait eu sa maison totalement saccagée à la même époque.

Le contexte serait-il apaisé et pourrait-on donc voir Marc Ravalomanana lui-même revenir dans la Grande Ile ? Ses partisans justifient leur entrée au gouvernement d’union nationale par des garanties qu’ils auraient obtenu de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) pour que leur chef puisse faire son retour. Mais la justice malgache a elle aussi reçu l’assurance que son indépendance serait respectée, et depuis l’avènement d’Andry Rajoelina, l’ancien chef d’Etat a été condamné trois fois, dont une peine de travaux forcés à perpétuité.

Et puis il semble inconcevable pour les hommes forts du pouvoir actuel de laisser Ravalomanana mettre un pied à Madagascar, avec des conséquences imprévisibles. Malgré leurs manœuvres en coulisse pour empêcher le retour de Didier Ratsiraka, ils ont déjà finalement du se résoudre à la réapparition, jeudi dernier, de l’autre ancien président exilé. En dépit des préceptes de la feuille de route de sortie de crise, le cas Ravalomanana sera autrement plus épineux.

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