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A La Haye, plusieurs mois de détention commencent pour Laurent Gbagbo

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Laurent Gbagbo a passé sa première nuit au centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas. L'ex-président ivoirien y avait été transféré dans la nuit du 29 au 30 novembre. Détenu depuis sept mois à Korogho, dans le nord de la Côte d'Ivoire, il s'était vu notifier mardi dernier un mandat d'arrêt de la CPI pour crimes contre l'humanité. La décision d'un procès ne sera rendue par les juges que dans plusieurs mois.

Après sept mois de détention à Korogho, voici donc Laurent Gbagbo dans le quartier pénitentiaire de la CPI, à Scheveningen, dans la banlieue de La Haye. Changement de climat pour l'ancien chef de l'Etat ivoirien qui y côtoiera les cinq autres suspects arrêtés jusqu'ici par la Cour : l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, et quatre chefs de milice poursuivis pour des crimes dans l'est de la RDC.

Il retrouvera aussi quelqu'un qu'il connaît mieux, un ancien voisin : l'ex-président du Liberia. Charles Taylor vit depuis plus de cinq ans dans la prison de la CPI. Le procès de l'ancien président libérien devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone, délocalisé pour l'occasion à La Haye, est terminé, mais il attend encore son jugement.

Comme eux, Laurent Gbagbo dispose d'une cellule individuelle équipée notamment d'un ordinateur, d'après la CPI. Sur son site internet, la Cour précise que les détenus ont accès à une bibibliothèque, à la télévision, à une salle de sport où jouer au basket et au tennis.

Ils ont aussi la possibilité de se faire à manger s'ils le souhaitent. Charles Taylor, y a visiblement pris goût. Lui qui se plaignait au départ de la cuisine néerlandaise mitonne désormais des petits plats selon l'un de ses amis, et en ferait même profiter les autres.

Enfin, les détenus peuvent bien sûr recevoir la visite de leurs avocats, mais aussi de proches. Selon son entourage, l'ancien président libérien a même conçu un enfant avec une jeune Libérienne depuis qu'il est en détention à La Haye.

Plusieurs mois d'attente avant un éventuel procès

Prochaine étape pour l'ancien président ivoirien : l'audience de comparution initiale, lundi 5 décembre 2011. Une formalité qui ne devrait pas durer plus d'une heure. Il s'agit simplement de vérifier l'identité de Laurent Gbagbo, et de l'informer de ses droits et des crimes qui lui sont imputés.

Plus tard, dans les prochains mois, une audience de confirmation des charges sera organisée. C'est elle qui permettra aux juges d'évaluer le dossier du procureur. La défense fera elle aussi valoir ses argument, et les juges décideront finalement si les éléments de preuves avancés par l'accusation sont assez solides pour organiser un procès, ou pas.

L'ancien président ivoirien est soupçonné d'être le coauteur indirect de crimes contre l'humanité (meurtres, viols et violences sexuelles, persécutions) commis pendant les violences qui ont suivi la dernière présidentielle...

Dans le mandat d'arrêt qu'ils ont émis, les juges de la CPI estiment qu'il y a « des motifs raisonnables de croire que les forces pro-Gbagbo ont lancé des attaques généralisées et systématiques contre les civils à Abidjan et dans l'ouest du pays au lendemain de la présidentielle, à partir du 28 novembre 2010 ». Ajoutant que ces attaques auraient souvent visé des communautés ethniques ou religieuses spécifiques, qu'elles ont fait un grand nombre de victimes.

Laurent Gbagbo est soupçonné d'avoir élaboré avec son entourage un plan qui aurait abouti à ces crimes à l'encontre de partisans de son adversaire Alassane Ouattara.

A Yopougon, fief de Laurent Gbagbo, les avis sont partagés

Avec notre correspondant à Abidjan,

Au quartier Cicogi de Yopougon, la plupart des clients et des commerçants n’ont su que Laurent Gbagbo avait été transféré à La Haye que le lendemain, c’est-à-dire ce mercredi 30 novembre. L’ex-président ivoirien était déjà dans le quartier pénitencier de la Cour pénale internationale. Premier sentiment, la consternation : « Franchement, je ne suis pas du tout contente, je ne suis pas pour [ce transfert, ndlr] parce que je pense que c'est quelque chose qui s'est passé entre nous, ici, en Côte d'Ivoire. On devrait régler ça entre nous, le linge sale se lave en famille. Parce que nul n'est parfait, parmi ceux qui l'ont envoyé là-bas, il y en a qui ont tué aussi. »

Dans le fief de Laurent Gbagbo, certains pensent que son transfert à la CPI compromet les chances de réconciliation : « C'est une déception parce que la Côte d'Ivoire était bien partie pour la réconciliation. Maintenant, elle est impossible. »

D’autres comme Sylvain Nsama estiment qu’il y a deux poids, deux mesures : « C'est pas normal. Ce n'est pas seulement lui qu'on aurait dû emmener là-bas, les deux doivent payer, les deux ont fait des coups, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. Qui a commencé à faire couler le sang ? C'est les rebelles. »

On trouve également des personnes qui approuvent le transfert de l'ex-chef d'Etat ivoirien. Mais le ton général dans le quartier Cicogi de Yopougon, c’est que la Cour pénale internationale devrait juger les auteurs des crimes commis depuis septembre 2002, lorsqu’une tentative de coup d’Etat contre Gbagbo s’était transformée en une rébellion et avait coupé la Côte d’Ivoire en deux.

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