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Madagascar

Madagascar: la composition du Parlement de transition a été dévoilée

Le Parlement de transition est composé de plus de 500 parlementaires.
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La composition du Parlement de transition, non élu, a été dévoilée mercredi 30 novembre 2011. Les groupements d’opposition sont représentés, sauf ceux des anciens présidents Ratsiraka, qui n’adhère pas au processus, et Zafy, qui réclamait la mise en œuvre de mesures d’apaisement avant d’intégrer cette institution. Même si la situation reste fragile et que la question de l’exil du chef d’Etat évincé Marc Ravalomanana fait toujours débat, cette nouvelle étape de franchie avec un seul jour de retard sur le calendrier prévu tend à démontrer la volonté de la majorité de mettre en œuvre la feuille de route de sortie de crise.

Avec notre correspondant à Antananarivo

Cela a pris près de quarante minutes à André Resampa, le secrétaire général de la Présidence, pour égrener un à un, et sans jamais bafouiller, les noms de plus de 500 des parlementaires de transition qui vont siéger au Congrès et au Conseil supérieur après l’élargissement.
 
Un nombre canonique, doublant quasiment l’effectif précédent, car on ne s’est pas contenté de faire rentrer l’opposition, on a aussi recasé nombre d’anciens ministres et autres politiciens avides de sièges.
 
Le budget ne devrait pas être augmenté, les salles de séances plénières seront trop petites et obligeront par exemple le Congrès à aller au centre de conférence international, mais peu importe.
 
A Madagascar comme ailleurs, la carte de visite est importante, et tant pis si certains doutent du pouvoir réel de ce Parlement comparé au gouvernement et surtout à la Présidence.
 
L’arrivée des partisans de Marc Ravalomanana, majoritaires mais noyés dans la masse, promet cependant de chauds débats, notamment sur les questions d’amnistie.
 
En attendant, le premier acte législatif sera la ratification de la feuille de route, avant de s’attaquer à la loi de finance, une bonne occasion pour réaliser à quel point le pays a besoin d’en finir avec cette crise institutionnelle qui bloque la plupart des aides internationales et freine l’économie en général.

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