RDC PRESIDENTIELLE - 
Article publié le : mercredi 07 décembre 2011 à 17:23 - Dernière modification le : mercredi 07 décembre 2011 à 18:18

Présidentielle en RDC : concours de patience en attendant les résultats

En RDC, la Commission électorale indépendante (la Céni)  annonce un report des résultats dans les 48 heures.
En RDC, la Commission électorale indépendante (la Céni) annonce un report des résultats dans les 48 heures.
Daniel Finnan

Par RFI

Il va donc falloir faire preuve d’un peu de patience en République démocratique du Congo (RDC) pour connaître le nom du futur président. En principe, on aurait dû avoir des résultats complets ce mardi 6 décembre avant minuit, mais c’était sans compter sur la décision de la Commission électorale indépendante (la Céni)  qui a reporté l'annonce des résultats « dans les 48 heures ».

Dossier spécial élections en RDC

La nuance est importante. Il ne s’agit pas d’un report de 48 heures mais d'un report « dans les 48 heures ». La formulation donnée mardi soir à la télévision pouvait prêter à confusion, donc la Céni, ce matin, précise qu’elle donnera les résultats quand elle les aura en main, quand elle aura en main les PV des bureaux de vote rassemblés dans les 169 centres de compilation. Cela peut être aussi bien ce mercredi soir que demain matin, à tout moment, d’ici la nuit de jeudi à vendredi zéro heure.

Ces résultats, à la différence de ceux qui ont été donnés précédemment, devront être traçables, c’est-à-dire que l’on devrait savoir d’où ils proviennent exactement. Une traçabilité grâce aux procès-verbaux des bureaux de vote dont les différents états-majors des candidats doivent posséder une copie. A condition bien sûr, qu’ils aient eu des témoins présents pour signer à la fin du dépouillement dans les bureaux.

Cette façon de faire plus transparente a été voulue par la société civile, par l’église, par la communauté internationale. Et elle a été acceptée par tous les candidats.

Des tendances se dessinent

Dans la livraison des résultats partiels de la Céni, la nuit dernière, Joseph Kabila, le chef de l’Etat sortant soutenu entre autres par le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) était crédité de 49 % des voix. Etienne Tshiseked, l’opposant historique, candidat de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) était lui crédité de 33%. Il y aurait pour l’heure, selon ces mêmes résultats partiels de la Céni, 2,6 millions de voix d’écart entre le premier et le second.

Concernant le retard dans la publication des résultats, aucun des deux protagonistes de l’élection ne fait de cette affaire un casus belli. Du côté de Joseph Kabila, Aubin Minaku, le secrétaire général de la majorité présidentielle, considère que le délai de 48 heures que s’est octroyée la Céni est tout à fait rationnel car il doit permettre de crédibiliser les résultats.

Du côté de l’UDPS, le secrétaire général du parti d’Etienne Tshisekedi, Jacquemain Shabani, vient lui de déclarer dans un point de presse qu’il tolère ce report mais « il faut que la Céni publie des résultats détaillés par bureau de vote ». Le credo de l’UDPS aujourd’hui est la transparence du processus.

Concernant la publication des résultats partiels par le pasteur Ngoy Mulunda, résultats qui classent largement en tête Joseph Kabila, là, le fossé est immense entre les deux camps. Dans celui du président sortant, on se satisfait évidemment des chiffres donnés par la Céni. « La tendance est claire, notre candidat va l’emporter », se félicite déjà le secrétaire général de la majorité présidentielle. Du côté de l’UDPS en revanche, Jacquemain Shabani a réaffirmé aujourd’hui que son parti rejette les résultats partiels, sans source, sans traçabilité et donc totalement opaques. Selon lui, la vérité des urnes est connue et « le peuple congolais ne tolèrera aucun hold-up électoral, aucune tentative de coup de force ».

Et à Lubumbashi, une attente sereine...

Aujourd’hui, les portes des principales formations politiques sont closes sur décision du gouverneur : personne au PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie) et on refuse même de nous ouvrir la porte. Aucune force de l’ordre en vue.

A l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social), il faut d’abord franchir les barrières de police. L’accès n’est pas facile. Et quand finalement, nous parvenons jusqu’au local, des jeunes militants du parti nous affirment qu’ils ne peuvent ni entrer, ni sortir. Au même moment, quelques militants sont arrivés devant cette porte.

Dans les milieux diplomatiques, on confirme que l’anxiété monte peu à peu, même si les magasins sont ouverts. Les bus circulent ce mercredi. Tous les passants à qui a pu parler l'un de nos reporters ce mercredi matin ont suivi attentivement l’annonce des résultats partiels la nuit dernière et le report de la publication des résultats officiels provisoires.

Pour certains, ce genre d’imprévus peut arriver. Ils gardent toute confiance dans la Céni. En revanche, sur le chemin de l’église, un employé des chemins de fer congolais ne cachait pas ses soupçons face au report décidé par la Céni et dénonçait un manque de transparence du scrutin.

tags: RDC
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(5) Réactions

Election RDC

Si certains concitoyens du Congo, disent qu'on organise pas les elections pour les perdre, cela donne la tête a Mr NGOY mulunda, qui est parti et juge, membre fondateur du PPRD parti présidentiel. S'il est normale pour lui de faire gagner son camp. pourquoi l'opposition a affiché une nativité pareille? accepter l'election a un tour,et surtout accepter Ngoy Mulunda comme président de la CENI? il ne pouvait qu'agir de la sorte.l'invalidation de la candidature de certaines voix du coté fraudeur serai une idée geniale, pour eviter le pire, même si l'occident dans les coulisses impose une certaine candidature comme ils l'on fait ailleurs,il serai succidaire de commander les mécontents majoritaires.la diaspora de plusieurs pays occidentaux s'indigne contre cette imposition. il est temps que les Africains optent une voie africaine pour elire un President, au lieu d'importer le système etranger qui engloutit bcp d'argent et provoquent des guerres .des intellectuels s'organisent comme sous forme de conference notionale,font venir des cadres de chaque régions,ils distibuent les postes selons les competences des reprentants des regions, et selon le croquis robot d'un futur président, ils elisent par vote la personne repondant aux critèes. cela eviterai des conflits.pensez vous qu'un pauvre paysan au village vote une personne sur quelle critère si ce n'est pas pa fanatisme ou corruption? a suivre
Evitez la guerre, un homme de Dieu connait une prière pour la Paix s'il se trompe express, Dieu d'en haut va verser sa colère sur ce Monsieur.
Merci de lire entre les lignes

L' alternance n' est pas la fin du monde...

Un des candidats l'a dit, l'alternance n'est pas la fin du monde.
Les preuves accablantes de fraude exigent qu'on arrête d'abord le Président de la Ceni pour tentative de fraude, dissipation inutile des ressources consacrées aux elections et plus fort haute trahison de la nation car il tente par ces exactions de plonger toute une nation dans un bain de sang et dans un désordre indescriptible. Les partenaires qui ont finance les elections partiellement les elections l'ont fait avec les impôts de leurs citoyens abandonnant leurs pauvres dans la rue pour trouver solution a une nation en danger d' auto-extinction. Par consequent, une dissipation volontaire et premeditee de ces ressources est un crime poursuivable par la CPI elle-meme ( celle-ci pretend suivre la situation, mais comme toujours elle dira que personne n' ayant depose une plainte elle saurait agir, mois je la depose, cette plainte, a travers ce message!).
Un des candidats a demontre avec sagesse et brillante intelligence combien il s' agit pure et simplement de fraude organisee, une tricherie vile et premeditee, un travail en profondeur de nigauds. La demonstration est mathematique est scientifique avec toutes le spreuves a l' appui. Ce qui justifie en fait le report non-concede mais plutot force par la nature accablante des preuves, report disais-je de la publication ative et acceleree desdits resultats provisoires mais aussi inconsistants.
Kamerhe, ancien mentor intellectuel du camp Kaila, qui connait bien le niveau intellectuel des acteurs du camp Kabila et leurs ruses, assomme ce camp Kabila d' un coup mortel que s' il fallait que l' ONU arbitre en impartialite sur le Congo, Kabila, ou tout au moins le President de la Ceni, devraient mis aux fers pour tentative de plonger tout un etat dans un bain de sang inutile.
Coup de chapeau a l' opposition dispersee. On voulait tromper le peuple Congolais en demandant que l7 opposition soit unifiee. L' opposition a ete sage en y allant en ordre disperse contre un ennemi soutenu par l' enfer, une main invisible. On constate que les resultats sont plus efficaces que de presenter un candidat unique. Les alliances, on va les former apres avoir vaincu phantomas et ses soutiens invisibles du genocide des Congolais. Les alliances seront formees selon la ontribution de chacun dans l' abattement du baobab!
Une de fois de plus, Coup de chapeau a l' opposition apparemment dispersee en vue d' etre plus forte que jamais! Coup de chapeau, et coup de chapeau!

La vérité

On sais tous la vérité. Le peuple congolais veux une personne qui est choisi, si la communauté international veux voir la fête en Rdc après l annonce,"simple very simple E.Tshisekedi President ...

election en rdc

je suis mécontent de la façon dont la communauté international gère les choses au Congo. Kabila doit partir.

Gare au fanatisme

Face à l'avalanche des chiffres publiés par la CENI au titre des résultats provisoires, j'interpelle mes concitoyens à ne pas verser dans un fanatisme d'égoûts. Un suffrage universel obéit strictement à des règles auxquelles il faut honnêtement souscrire avant de se prononcer. Une élection est un long processus qui comporte plusieurs étapes: des conditions de la préparation à la proclamation de résultats en passant par le déroulement des opérations de vote mais aussi et surtout, l'exploitation de bulletins de vote (le centre de compilation de la fikin ressemblant à une décharge publique à ciel ouvert). Pensez-vous que ces élections aient répondu au minimum acceptable de ces impératifs? Si OUI, alors vous n'avez rien compris à la démocratie auquel cas chasser Mobutu n'aurait servi à rien. Si NON, alors pourquoi vous époumonez-vous à commenter des chiffres qui n'ont de valeur que pour ceux qui les confectionnent au mépris du bon sens. En restant strictement dans l'approche juridique, ce scrutin ne devrait pas être annulé. Non c'est la candidature du président sortant qui doit être invalidée pour présomption de fraudes. Les preuves sont accablantes. Au mieux, les voix "exprimées" dans les bureaux de vote affectés par la fraude doivent être purement et simplement non comptabilisées ou invalidées. C'est cela l'esprit de démocratie. Ou on y est ou on n'y est pas. Le débat actuel ne devrait concerné que l'invalidation de la candidature ou de certaines voix du Président sortant. Ngoy Mulunda et ses chiffres nous éloignent du véritable problème de ce scrutin. Alors cessez de les commenter. Nul part ailleurs ils auraient eu de la valeur sauf chez vous pauvres congolais. On se croirait dans une confrontation entre fans de JB et Werrason. Ca suffit!

Fermer