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AFRIQUE DU SUD / ENVIRONNEMENT - 
Article publié le : samedi 10 décembre 2011 - Dernière modification le : samedi 10 décembre 2011

Les ONG se manifestent à la conférence de Durban

A Durban, alors que les ministres et délégués de près de 200 pays peinaient à trouver un accord  à la  lutte contre le changement climatique,  les ONG ont manifesté dans le centre de conférence, vendredi 9 décembre 2011.
A Durban, alors que les ministres et délégués de près de 200 pays peinaient à trouver un accord à la lutte contre le changement climatique, les ONG ont manifesté dans le centre de conférence, vendredi 9 décembre 2011.
RFI / Anne-Cécile Bras

Par Anne-Cécile Bras

Si aucun pays ne veut prendre la responsabilité d'un échec des négociations pour sauver le climat de la planète à Durban, les points de blocage sont encore nombreux. Les ONG environnementales ont attendu les dernières heures des négociations pour faire entendre leur voix en manifestant dans le centre de conférence, ce vendredi 9 décembre2011. Alors que les discussions s‘éternisent et que l’on s’achemine vers un accord a minima, elles ont voulu faire pression sur les négociateurs.

Plusieurs centaines de militants ont répondu à l’appel d’ONG internationales sur l’environnement, accompagnés de Mohamed Aslam, le ministre de l’Environnement des Maldives. Faisant partie des petits Etats insulaires directement menacés par la montée du niveau des océans, celui-ci a déclaré : « Avec ce que les Etats ont promis maintenant en terme de réduction des émissions, le réchauffement climatique ne va pas se limiter à une hausse de deux degrés. Nous savons que nous allons avoir plus de quatre degrés d’augmentation, ce n’est pas négociable. Nous parlons de beaucoup d’Etats comme les Maldives. »

Soutenir les 53 pays du groupe Afrique

L’objectif de cette mobilisation était de soutenir les 53 pays du groupe Afrique pour qu’ils ne revoient pas leurs ambitions à la baisse. Bobby Peek, le directeur de l’ONG des Amis de la terre en Afrique du Sud explique : « Les Etats africains étaient très ambitieux : ils ont dit qu’il fallait une réduction de 40% des gaz à effet de serre d’ici 2017 ; l’Afrique maintient vigoureusement sa position et nous appelons l’Union européenne, le Japon, le Canada et les Etats-Unis à reculer et à soutenir l’Afrique pour qu’elle ne brûle pas. »

Les pays les plus vulnérables ne sont pas les pollueurs

Les manifestants rappelle que les pays les plus vulnérables aux changements climatiques en cours ne sont pas les pollueurs, d’où la nécessité d’un devoir moral d’aboutir à un accord ambitieux. Kumi Naidoo, le directeur exécutif de Greenpeace International déplore : « Les politiciens, les négociateurs et les pays comme les Etats-Unis qui sont historiquement responsables se comportent comme si il s’agit là des affaires courantes, ils oublient que des gens meurent maintenant et plus ils retardent le processus, plus ils font marche arrière, et plus ils plombent le futur de nos enfants. »

Cette énergie n’a pas suffi pour émouvoir les négociateurs et Kumi Naidoo a été exclu du bâtiment et interdit d'y revenir. Un accord pourrait être trouvé à partir de samedi 10 décembre au matin, lors de la séance plénière à Durban.

tags: Afrique du Sud - Climat - Environnement - Réchauffement climatique
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