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Tunisie

Moncef Marzouki élu à la présidence de la Tunisie par l'Assemblée nationale constituante

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Le nouveau président tunisien Moncef Marzouki, dont le parti est arrivé troisième à l’élection de l’Assemblée constituante d’octobre dernier, est un farouche opposant de l’ancien président Ben Ali. En 2001, il fonde le parti du Congrès pour la République, le CPR, interdit sous le régime Ben Ali. Ex-président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, Moncef Marzouki a été exilé dix ans en France où il a obtenu ses diplômes de médecin et de neurologue. En 2009, il écrit le livre Dictateurs en sursis.

Moncef Marzouki, c'est d'abord une paire de lunettes souvent caricaturées, jusqu'à parfois le vexer, qui ont été le symbole de son parti aux dernières élections. Des lunettes « pour une vision plus claire » : le slogan a fait son effet.

Arrivé en troisième position à l’élection présidentielle contre toute attente, Moncef Marzouki est aujourd'hui chef de l'Etat, ce dont il rêvait. Dès la chute du président Ben Ali en janvier dernier, ce médecin formé à Strasbourg, dans l’est de la France, se porte en effet candidat au fauteuil présidentiel et décide de rentrer d'exil dans la foulée. Ses détracteurs voient là une confirmation de son ambition.
 
L’homme est un impulsif, concède une de ses sympathisantes. Ses positions sont tranchées, dit-elle, comme pour positiver un homme rigide, précisent ses détracteurs.
 
Si Moncef Marzouki n'est pas un rassembleur, confie un Tunisien qui l'a fréquenté à la Ligue des droits de l'homme, tous sont d'accord sur une chose : le docteur Marzouki était un militant solide qui n'a jamais cédé aux pressions du pouvoir de Ben Ali. Un opposant authentique qui a, comme tant d'autres, fait de la prison sous l'ancien régime.
 
Ex-président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme à la fin des années 1980, il a occupé des responsabilités dans la plupart des grandes organisations internationales notamment lors de ses années passées en France.
 
Son sens politique fait en revanche moins l'unanimité. Moncef Marzouki a déjà prévenu qu'il n'accepterait pas une présidence protocolaire mais qu'il serait un président avec de réelles prérogatives.

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