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Article publié le : mardi 13 décembre 2011 à 07:12 - Dernière modification le : mardi 13 décembre 2011 à 14:02

Fatou Bensouda sur RFI : «Il est temps d'arrêter d'exonérer les auteurs de crimes et de penser aux millions de victimes africaines»

Fatou Bensouda, nouvelle procureur de la Cour pénale internationale, élue le 12 décembre 2011.
Fatou Bensouda, nouvelle procureur de la Cour pénale internationale, élue le 12 décembre 2011.
EMMANUEL DUNAND / AFP

Par Karim Lebhour

La Gambienne Fatou Bensouda a été élue nouvelle procureure de la Cour pénale internationale (CPI). Elle succèdera à Luis Moreno-Ocampo en juin prochain. Dans un entretien accordé à RFI, Fatou Bensouda s'élève contre l'accusation d'une CPI qui serait au service des pays occidentaux et déplore l'impuissance de la justice internationale à agir en Syrie ou au Yémen.

RFI : La CPI est parfois perçue en Afrique comme un instrument dirigé contre les gouvernants africains dont l'Occident souhaite se débarrasser. Votre élection est-elle une réponse à ce sentiment ?

Fatou Bensouda : Mon origine n'a rien à voir avec mon mandat. Je ne suis pas une procureure africaine ou européenne. Ma première responsabilité est de rendre justice aux victimes. Je ne suis pas d'accord avec cette idée selon laquelle la CPI cible les dirigeants africains. Nous ciblons les auteurs de crimes. Ce sont au contraire les gouvernants africains qui prennent l'initiative de demander à la justice internationale d'intervenir. Dans nos trois premiers dossiers, en Ouganda, en République démocratique du Congo et en Centrafrique, ce sont les dirigeants d'Afrique qui ont invité la CPI à enquêter et à engager des poursuites. Dans le cas de la Libye et du Soudan, le Conseil de sécurité de l’ONU a saisi la CPI et les Etats africains qui siègent au Conseil (Nigeria, Afrique du Sud, Gabon, ndlr) ont voté cette décision. En Côte d’Ivoire, c’est le chef de l’Etat (Alassane Ouattara, ndlr) qui a saisi la CPI. Il faut être clair. La CPI ne pourchasse pas les Africains. La CPI est aux côtés des victimes africaines.

RFI : En Côte d'Ivoire, des crimes semblent avoir été commis par les deux camps. Quelle sera votre attitude vis-à-vis des partisans d'Alassane Ouattara ?

Fatou Bensouda : Le procureur Ocampo et moi-même avons été très clairs. Notre mandat est d’enquêter sur les deux camps. Lorsque je me suis rendue en Côte d'Ivoire, j’ai dit que nous enquêterons sur tout les crimes quels que soient leurs auteurs et le président ivoirien m’a soutenue. L'enquête ne fait que commencer. La première inculpation concerne l’ancien président Laurent Gbagbo, mais ce n'est pas terminé. Si notre enquête montre que l’autre camp a également commis des crimes, bien entendu, nous agirons en conséquence.

RFI : En Libye, les nouvelles autorités refusent de voir Seif al-Islam jugé à La Haye. Est-ce un échec pour la CPI ?

Fatou Bensouda : Non. Le traité de Rome stipule que la CPI est une juridiction de dernier ressort. Si un Etat a les capacités d'engager lui-même des poursuites, nous n'avons pas de raison d'intervenir. Dans le cas de la Libye, les autorités judiciaires doivent prouver qu'elles font un travail d'enquête et que Seif al-Islam sera poursuivi. Si les juges de la CPI décident que ce processus est réel et sincère, nous n'avons rien à redire.

RFI : Qu'en est-il de la Syrie? Allez-vous lancer une enquête ?

F B : Nous sommes très inquiets de ce qui se passe en Syrie, mais la Syrie n'est pas signataire du traité de Rome et à moins d'être saisis par Conseil de sécurité de l'ONU, nous ne pouvons rien faire. C'est très frustrant pour moi. Que des crimes contre l'humanité soient commis contre des civils et des gens sans défense et que rien ne soit fait m'affecte personnellement beaucoup.

RFI : Que pensez-vous pouvoir apporter à la CPI ?

Fatou Bensouda : Je veux rendre la CPI aussi humaine que possible, que les gens comprennent, acceptent et respectent nos décisions. Il y a beaucoup de propagande contre la CPI et de d'incompréhension sur nos missions. Certains ont tendance à politiser les décisions de CPI. J'espère changer cette image selon laquelle nous serions une institution occidentale dirigée contre les dirigeants africains. Dire cela revient à exonérer les auteurs de crimes. Il est temps de penser aux millions de victimes africaines.

Propos recueillis par notre correspondant à New York, Karim Lebhour.

tags: Gambie - Justice internationale - Pays-Bas
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(17) Réactions

massacre post electoral du 26 ,28 nvenbbre en RDC CONGO

Je pense que la CPI est la justice des vainqueurs. Depuis 2011 il y a eu le massacre dans de rue de Kinshasa en R D C , du 26 Novembre au 28 Novenbre 2011 plus de 35 personnes tuées par le garde présidentiel pour la cause d`une hold up election organiser pour légitimer la dictue de Kabila, LA CPI reconnait ces crimes mais les boureux sont toujours en paix .
les peuple congolais attend voire s`accoplir de promess du procureure de la CPI fait au peuple congolais concernant se massacre post électoral organisée par le pouvoir dans l intention d`intimider le peuple et l`opposition

la cpi

sachez que vous etres en train de preparer une veritable guerre en cote divoire et cette guerre n aurra pas de limite car ces personnes qui aujourd hui se reveille en voyant tuer leurs familles n oublieront jamais et sela serait la base de leducation de leurs enfants. que le president gbagbo reste en prison ou qu il sorte de prison sela ne changera rien du tout. merci et bonne chance a tous

cpi

justice doit-etre rendu aux peuples qui souffrent j'espere que vous allez etre a la hauteur sachez que les gens vous jugerons par votre bravoure et votre courage et ainsi la determination de rendre justice comme disais senghor:'je serais la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche'.J'aimerai que votre nom soit graver dans nos mémoires en condamnent les personnes responsables et complices de leurs actes et de repondre a la cpi.

justice

Laissons du temps au temps comme le dit, mais c'est absurde que l’état porte plainte contre un dictateur et si l’état est complice comment peut-il porté plainte; je prend l'exemple de la Mauritanie dont le président dictateur et tortionnaire au nom de mawiya ould taya qui a executer des noirs avec la complicité de ceux qui sont au pouvoir actuellement. Je demande a madame la procureur de rendre justice a tous les peuples opprimés.

pour la syrie vous ne pouvez

Pour la Syrie vous ne pouvez rien faire alors taisez vous et dissolvez votre cpi parce que nous ne voyons plus à quoi vous serve

déjà là vous nous enervez et

Déjà là vous nous énervez et tout semble croire que vous n’êtes pas différente de votre prédécesseur. Comment pouvez vous dire que s'il y a des preuves dans le camp ouattar vous frapperez. les preuves chez gbagbo vous les avez trouvé en un rien de temps ce qui lui a valu la cpi.et ces centaines de femme victimes de viol à duékoué et depuis l'installation de la rebellion de soro en 2002, doivent d'abord attendre que vous vous concertez pour savoir si vous devez ou non arreter leurs bourreau.madame en tant que femme et mère tachez de bien faire votre boulot et non de souiller votre parcours comme l'a fait ocampo

madame fatou

Dans le cas de la Cote d'Ivoire, les enquêtes étant en cours, pourquoi arrêter le président Gbagbo ? Les nombreux massacres de duékoué et les viols, tueries par les rebelles pro Ouattara depuis 2002 ne sont pas une preuve pour le cpi ?

Alerte Côte d'Ivoire

La CEI en pleine falsification des taux de participation. A Bouaké le commission annonce 42% en lieu et place de 30%.
Démocratie Repose en paix en Côte d'ivoire.

election de Fatou Bensouda

Ce n'est pas le fait de mettre une africaine à la tête de CPI qui peut désorienter notre conscience, il est bien clair que la CPI est inventée pour éliminer les leaders africains patriotes mais un jour nous les africains nous serons mettre de notre destin.

Une autre marionnette!!

Une autre marionnette!!

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