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Nigeria

Nigeria: le ton monte entre les autorités et la secte islamiste Boko Haram

Des membres présumés de la secte Boko Haram ont été arrêtés après des affrontements avec les forces de sécurité, à Kano, dans le nord du Nigeria, le 27 juillet 2009.
© Reuters/A. Sotunde

Les autorités nigérianes disent avoir arrêté le chef présumé de la secte islamiste Boko Haram, Mohammed Aliyu, alias Hamza, dans l’Etat de Kano, au nord du Nigeria, le 18 décembre 2011. Ce week-end fut également marqué par une série d’attaques attribuées à Boko Haram. Les activistes multiplient les menaces de nouvelles attaques et avertissent qu’ils pourraient commencer par des attaques à la bombe et des fusillades.

C’est une fusillade qui a éclaté, ce week-end, entre des membres présumés de la secte islamiste et la police nigériane. Sept personnes sont mortes (trois policiers et quatre islamistes) dans la ville de Kano, la plus grande ville au nord du Nigeria. La fusillade a éclaté lorsqu’un membre présumé de Boko Haram a découvert que la police surveillait son domicile et qu’il a alors appelé d’autres islamistes pour venir lui prêter main forte.

Lors des affrontements, certains islamistes ont pris la fuite, mais le chef présumé, Mohammed Aiyu, plus connu sous le nom de Hamza, a été arrêté quelques heures plus tard à un barrage, selon le responsable de la police de l’Etat de Kano.

La police nigériane a découvert entretemps, au domicile de Mohammed Aliyu et dans sa voiture, un véritable arsenal terroriste. Explosifs, grenades et fusils mitrailleurs. Et le même jour, le 18 décembre 2011, c’est l’armée nigériane qui a saisi un dépôt d’armes appartenant à Boko Haram, cette fois-ci à Maiduguri, dans le nord-est du pays.

Par ailleurs et toujours ce week-end, au moins deux attaques attribuées à Boko Haram dont l’une contre une école de l’armée de l’air, ont fait au moins sept morts.

Menaces d’attaques à la bombe et des fusillades

Depuis l’attaque lancée par la secte contre les bâtiments de l’ONU à Abuja, en août dernier, les forces de sécurité nigérianes tentent de contrôler la menace croissante de la secte radicale. Largement critiquées pour leur manque de résultats, elles essayent de démontrer leur détermination en multipliant les arrestations.

Ces islamistes se réclamant des talibans afghans, qui ont soutenu Oussama ben Laden et qui revendiquent désormais leur affiliation à al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ont lancé de nouvelles menaces à l’encontre du Nigeria.

Pour protester contre les arrestations de certains de ses membres dans la ville de Kano, Boko Haram a menacé de lancer des attaques contre la ville et a averti qu’elle pourrait commencer les attaques à la bombe et les fusillades si les forces de sécurité ne cessent pas d’attaquer ses membres.

Depuis la mort de son fondateur Mohamed Yussuf, en juillet 2009, la secte Boko Haram a multiplié ses attentats meurtriers dans le nord du Nigeria visant essentiellement les bars, les églises et les commissariats de police. Sa devise se résume par son nom qui signifie, dans un mélange de langue haoussa et d’arabe, « l’éducation occidentale est un pêché ». Boko Haram est particulièrement active dans le nord de l’immense Nigeria où elle entend instaurer un « Etat islamique pur ».

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