Côte d'Ivoire: incidents meurtriers impliquant des FRCI à Vavoua

Des soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à Abidjan, le 16 avril 2011.
© REUTERS/Finbarr O'Reilly

Six personnes sont mortes entre samedi soir et dimanche à Vavoua, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, à la suite d'altercations entre la population et des éléments des FRCI - les Forces républicaines de Côte d'Ivoire-. Les circonstances de ces incidents meurtriers restent floues. Après plusieurs actes violents impliquant les FRCI ces derniers mois, les autorités ont décidé de réagir. Le président ivoirien a réuni en urgence, lundi 19 septembre 2011, le haut commandement militaire.

Ce sont des éléments des FRCI sortis indûment en patrouille qui sont à l’origine de l’incident meurtrier de la cité de Vavoua. Une sortie illégale qui aura provoqué la mort d'au moins six personnes. Des faits suffisamment graves pour que le président ivoirien convoque en urgence le haut commandement de l’armée. Cette réunion de crise s'est conclue sur la décision de créer une police militaire. Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, précise les missions de cette unité : « inspecter et de traquer tous ces jeunes soldats qui font du rodéo dans la ville dans des véhicules estampillés FRCI… le chef de l’Etat a donné 48h pour que ces véhicules ne circulent plus dans nos rues. Tous ceux qui seront pris seront traduits devant les tribunaux militaires. Le chef de l’Etat a demandé que l’on mette en place très rapidement un dispositif pour les désarmer avant une procédure d’intégration qui permettra leur prise en charge définitive

Accélérer le retour des militaires dans leurs casernes

Vavoua semble être l’incident de trop. La semaine dernière, dans la capitale économique ivoirienne, des éléments des FRCI, avaient attaqué un commissariat de police pour libérer deux de leurs comparses, arrêtés dans une affaire de drogue.

Ce lundi, le Président Ouattara a demandé au haut commandement d’accélérer le retour de tous les militaires dans leurs casernes respectives. Le ministère de la Défense reconnaît qu’il y a encore des chefs d’unité qui traînent des pieds pour rejoindre leurs bases.