La CPI se prononce à nouveau en faveur de la libération de Callixte Mbarushimana

Le Rwandais Callixte Mbarushimana (g), avec son avocat lors de sa comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, le 28 janvier 2011.
© Reuters/Jerry Lampen

Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) se sont prononcés mardi 20 décembre pour la remise en liberté du dirigeant des rebelles hutus rwandais Callixte Mbarushimana, qui est détenu à La Haye depuis 11 mois. Il s’agit d’un nouveau camouflet pour le procureur Luis Moreno-Ocampo, qui souhaite le maintenir en détention afin d’ouvrir la voie à un procès pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

Pour la deuxième fois en deux jours, des juges de la CPI ont refusé le maintien en détention de Callixte Mbarushimana. Et pourtant, l'intéressé n'a toujours pas quitté la prison de La Haye. Il a exprimé le souhait de rentrer en France, où il vivait avec sa famille avant d'être arrêté et transféré à La Haye.

La France est visiblement prête à le recevoir mais, comme pour son voyage aller, il faut maintenant que le comité des sanctions de l'Onu donne son accord, car l’intéressé est sous le coup d'une interdiction de voyager. En attendant, son avocat, joint par RFI, annonce qu'il va demander aux Pays-Bas de le laisser sortir de prison. Pour Me Vercken, son maintien en détention est arbitraire. « Quand on bénéficie d'un non-lieu en France, dit-il, on ne peut pas être maintenu en détention pour raisons administratives ».

Or, la semaine dernière, les juges de la CPI ont estimé que le dossier de l'accusation n'était pas assez solide pour justifier un procès contre l’ex-chef hutu. Le procureur Luis Moreno-Ocampo, qui fait appel de cette décision, aurait souhaité qu'en attendant le dirigeant rebelle rwandais soit maintenu en détention. Son équipe assure d’ailleurs qu'elle compte réitérer sa demande. Et elle dit craindre que Callixte Mbarushimana n'échappe à la justice s'il rentre en France.

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