Des «jeunes patriotes» reçus à la commission de réconciliation ivoirienne

Jeunes patriotes, fidèles à Laurent Gbagbo, marchant vers le palais présidentiel, pour servir de bouclier humain, le 4 avril 2011
© REUTERS/Luc Gnago

Le président de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr), Charles Konan Banny recevait ce 22 décembre 2011 une délégation de « jeunes patriotes ». Une première prise de contact entre le président de la Commission ivoirienne et les membres du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP) qui ont soutenu Laurent Gbagbo.

Ils étaient une quarantaine de « jeunes patriotes » chez Charles Konan Banny. L'ambiance est tendue : la plupart des membres du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes sont menacés, « traqués, martyrisés », selon Martial Yavo, président par intérim du COJEP « parce qu'ils ont soutenu Laurent GbagboNous avons souhaité, a-t-il ajouté, que ces exactions s'arrêtent afin de créer la confiance entre les Ivoiriens pour qu’ils soient disposés à parler, à s'écouter afin que chacun dise sa part de vérité et que la Côte d'Ivoire retrouve la paix ».

Les « jeunes patriotes » en ont profité pour exposer leurs doléances, comme l'annulation du mandat d'arrêt à l'encontre de leur leader Charles Blé Goudé. Des revendications qui sont hors contexte aux yeux de Charles Konan Banny. Le président de la Commission réconciliation a appelé ces jeunes à la sagesse : « Il y a une chose que vous ne pouvez pas ne pas faire, c'est de vous mobiliser pour consolider la nation. Cet engagement-là, ceux qui sont prêts à le prendre, ont leur place auprès de la Commission et de participer à ses travaux ».

Charles Konan Banny se déplace la semaine prochaine à Duékoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire. Une zone qui a majoritairement voté pour Laurent Gbagbo lors de la dernière présidentielle, et particulièrement touchée par les violences post-électorales.

Le Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP) est plus connu sous le nom de « jeunes patriotes » en Côte d'Ivoire. Son fondateur est Charles Blé Goudé, actuellement en exil. Créé en 2001, le mouvement s'est attiré la condamnation internationale pour ses actes de violences au cours de ces dernières années.

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