Boko Haram : les terroristes ne connaissent pas la trêve

Les restes d'un marché de Gombomru, au nord-est de Maïduguri, le 24 décembre 2011.
© REUTERS/Stringe

Le bilan des attaques perpétrées jeudi 22 décembre dans trois villes du nord du Nigeria s'est alourdi. Il pourrait s'élever à une centaine de morts. Les villes de Damaturu, Potiskum, et de Maïduguri ont été secouées par des explosions et des tirs. Des attaques revendiquées par la secte Boko Haram, un groupe extrémiste qui avait déjà frappé fort début novembre, la veille de la fête de l'Aïd.

Les fêtes semblent être devenus un moment privilégié d'action pour Boko Haram. La ville de Damaturu frappée jeudi l'avait déjà été début novembre. Pour marquer la fête de Tabaski, les islamistes avaient ciblé le quartier général de la police, ainsi que des églises également. Le bilan humain s'était élevé à plus de 150 morts.

Boko Haram avait alors promis de continuer ses actions en direction des autorités. Menaces mises à exécution à la veille des fêtes de Noël, avec des scènes de guerrilla en pleine ville, marquées par des affrontements d'une grande violence entre des patrouilles et des éléments de la secte.

Les autorités ont été critiquées à plusieurs reprises pour leur usage de la force disproportionné. Les méthodes sont si radicales que rares, en général, sont les militants de la secte arrêtés vivants pour être interrogés. Avec ces dernières actions Boko Haram dit justement vouloir venger la mort de ses frères tués par les forces de sécurité en 2009. Référence à un assaut mené contre l'organisation à Maïduguri.

Depuis c'est la ville de Kano qui est devenue le foyer des activités de la secte. Boko Haram revendique la création d'un Etat islamique. La secte est notamment derrière l'attentat-suicide d'août dernier contre le siège des Nations unies à Abuja, une attaque qui avait fait 24 morts.

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