Somalie : les shebabs traqués par l'armée et ses alliés

Des soldats du Burundi membres de l'AMISOM, la mission de l'Union africaine en Somalie, patrouillent dans le disctrict de Deynile, le long de la cote au nord de Mogadiscio, le 18 novembre 2011.
© Reuters

Pas de trève de fin d'année en Somalie pour les troupes gouvernementales qui poursuivent leur lutte contre les islamistes shebabs. Elles sont  appuyées par les casques bleus de l'Amisom, la mission de l'Union africaine. Les forces armées kenyannes et éthiopiennes sont également engagées sur le terrain, en des points différents du pays, pour traquer les shebabs dans leurs fiefs.

 

Pas de trêve de fin d'année pour les forces armées impliquées dans la lutte contre les shebabs. Dans le sud de la Somalie, c'est l'armée kenyane qui a attaqué vendredi une base des insurgés islamistes à Qocani, localité située à une soixantaine de kilomètres à l'intérieur du pays.

Au nord-ouest de Mogadiscio la capitale, à plus de trois cents kilomètres tout près de la frontière avec l'Ethiopie, ce sont des troupes éthiopiennes qui samedi ont chassé les shebabs de Baladweyne, un important centre commercial et agricole à environ 300 km de la capitale Mogadiscio. Les forces somaliennes ont pu ensuite pénétrer dans la ville pour la sécuriser.

Selon des témoignages d'habitants, des tirs de mortier ont été entendus très tôt le matin. Les rebelles islamistes qui se seraient enfuis affirment avoir organisé un repli stratégique après avoir repoussé trois assauts éthiopiens. Plusieurs dizaines de combattants shebabs auraient été tués ainsi que des civils.

Jusqu'a présent, les autorités d'Addis Abéba niaient combattre en territoire somalien. L'étau se resserre donc autour des rebelles, qui ont quitté Mogadiscio en août dernier, officiellement pour des raisons tactiques.

Les shebabs contrôlent la majeure partie du sud du pays mais font face à une pression de plus en plus forte des forces gouvernementales et de leurs alliés.

Le gouvernement éthiopien confirme d'ailleurs la prise de Baledweyne. Selon Bereket Simon, l'un des porte-parole du gouvernement d'Addis Abeba, les rebelles shebabs ont fui cette importante ville au centre de la Somalie.

Les shebabs ont battu en retraite et quitté la zone. Depuis notre opération à Mogadiscio, les rebelles ont subi de nombreux revers.

Bereket Simon
01-01-2012 - Par Daniel Finnan

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