Regain de violence au Nigeria depuis l'expiration de l'ultimatum de Boko Haram

L'église Sainte-Thérèse de Madalla, près d'Abuja, a été touchée par un attentat revendiqué par Boko Haram. Au moins 35 personnes y auraient perdu la vie, le 25 décembre 2011.
© Reuters/Afolabi Sotunde

Après l'expiration mercredi 4 janvier 2012 de l'ultimatum lancé par la secte terroriste Boko Haram contre les chrétiens du Nord-Nigéria, les attaques contre les communautés chrétiennes se multiplient dans les Etats du nord et du centre du pays. Une trentaine de personnes ont trouvé la mort dans les Etats d'Adamawa et de Gombe depuis deux jours. Des attaques revendiquées par Boko Haram.

L'attaque, qui s'est produite ce vendredi 6 janvier 2012 dans la ville de Mubi dans l'Etat d'Adamawa, visait des membres de la communauté Igbo réunis pour le deuil d'un autre membre de la communauté assassiné la veille par des tueurs à moto. Entre douze et dix sept personnes ont été froidement assassinées par des hommes armés qui ont fait irruption dans la maison où se réunissaient les personnes endeuillées.

Les Igbo sont des Sudistes implantés dans cet Etat du Nord où ils pratiquent essentiellement le commerce. Selon des journalistes locaux, les Igbo ont immédiatement fermé leurs boutiques et beaucoup envisagent de quitter la région.

La panique c'est aussi l'état d'esprit qui prévaut chez les chrétiens de l'Etat de Gombé où, jeudi soir, des hommes armés ont fait irruption dans une église protestante, tirant sur les fidèles en prières et tuant entre trois et six personnes.

Cette série d'attaque intervient alors qu'expirait mercredi 4 janvier un ultimatum lancé par la secte Boko Haram. Elle avait enjoint les chrétiens et les Sudistes de quitter le nord du pays. Le climat actuel dans le Nord du Nigeria laisse planer le risque de nouveaux troubles confessionnels d'autant que la principale organisation chrétienne du Nord a appelé ses membres à se protéger contre ces attaques.

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