Madagascar - 
Article publié le : mercredi 11 janvier 2012 - Dernière modification le : mercredi 11 janvier 2012

La crise de l’université continue à Madagascar

Amphithéâtre de l'université d'Antananarivo à Madagascar. Les étudiants pourraient renforcer le mouvement des enseignants.
Amphithéâtre de l'université d'Antananarivo à Madagascar. Les étudiants pourraient renforcer le mouvement des enseignants.
univ-antananarivo.mg

Par RFI

Le Syndicat national des enseignants chercheurs appelle à la grève dans toute l’île et demande la démission du ministre des Finances et du Budget. En cause : des indemnités non payées, malgré des décrets ministériels et un accord passé avec le gouvernement en 2011. Les cours et toutes les activités pédagogiques sont suspendus depuis trois semaines dans la capitale. Cette prolongation risque de retarder encore le calendrier universitaire, alors que dans certains départements, les examens de fin d’année n’ont pas pu avoir lieu.

Depuis trois semaines la grève des enseignants se limitait à l’université de la capitale Antananarivo, mais elle devrait s’étendre aux cinq autres universités publiques de province. C’est ce qu’a décidé le Conseil national du Seces, syndicat des enseignants chercheurs de l'enseignement supérieur, présidé par Armand Rasoamiaramanana : « Le Seces a donc décidé de suspendre totalement toutes les activités pédagogiques et de recherches. Ca veut dire, cours, examens, soutenances, voyages d’études, publications, etc.».

Le syndicat demande le versement de la dernière tranche de leurs indemnités, environ 2,5 millions d’euros au total, en vertu d’un accord signé avec le gouvernement il y a un an et surtout de plusieurs décrets signés en 2009. L’application de ce texte est au cœur du bras de fer qui oppose le syndicat et les autorités depuis plus de deux ans : « Nous demandons la démission, sans conditions, du ministre des Finances et du budget pour la non résolution de la crise, c’est-à-dire la non application des décrets qu’il a signés lui-même ».

Les enseignants annoncent qu’ils feront une requête auprès du Conseil d’Etat pour exiger l’application des textes. La suite du mouvement dépendra aussi de la mobilisation des étudiants et de leurs syndicats qui pourraient apporter leur soutien aux enseignants lors d’une assemblée générale ce 11 janvier 2012.

tags: Andry Rajoelina - Madagascar - Questions sociales
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