Un leader de l’opposition burundaise en exil arrêté en Tanzanie

Alexis Sinduhije, ancien journaliste et président du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD), le 11 avril 2010.
© AFP PHOTO/Esdras Ndikumana

C’est une arrestation qui fait du bruit. Le président du parti burundais d'opposition Mouvement pour la solidarité et la démocratie, le MSD, l'ancien journaliste Alexis Sinduhije, qui vit en exil à Paris depuis plus d'un an, a été arrêté mercredi soir 11 janvier alors qu'il arrivait en Tanzanie. Même si on confirme officiellement son arrestation, son motif n'a pas encore été annoncé. L'arrestation dans un pays voisin du Burundi de l'un des principaux opposants burundais, a fait l'effet d'une bombe dans ce pays, qui semble renouer avec la violence.

Très peu d'informations ont filtré jusqu'ici sur l'arrestation de l'ancien journaliste devenu opposant politique, à son arrivée à l'aéroport de Dar es-Salaam mercredi soir.

Que ce soit à Bujumbura ou à Dar es-Salaam, aucun responsable contacté par RFI n'a souhaité réagir officiellement, mais plusieurs hauts gradés des services de sécurité du Burundi se sont réjouis en aparté, de l'arrestation de cet opposant que le pouvoir burundais accuse d'être parmi les leaders politiques d'une nouvelle rébellion apparue depuis la contestation de la victoire par l'opposition de Pierre Nkurunziza et de son parti, le CNDD-FDD, aux élections générales de 2010 au Burundi.

En coulisse, on s'agite énormément dans les deux camps. Le gouvernement burundais aurait dépêché sur place des émissaires chargés d'obtenir son extradition, alors que des pressions sont en train d'être exercées sur Dar es-Salaam pour qu’Alexis Sinduhije soit relâché.

Bujumbura semble donc avoir marqué un point dans la lutte qui l'oppose à son opposition, mais l'arrestation dans un pays voisin de cet ancien journaliste, très populaire surtout dans la capitale burundaise, semble sonner clairement le glas de la politique de la main tendue du président Nkurunziza qui appelait encore récemment tous les politiciens en exil, à rentrer au Burundi sans aucune crainte.

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