Côte d'Ivoire - 
Article publié le : samedi 14 janvier 2012 à 12:49 - Dernière modification le : samedi 14 janvier 2012 à 12:49

Côte d'Ivoire: l'enquête sur la disparition de Guy-André Kieffer face aux fausses pistes

Affiche de Guy-André Kieffer apposée sur un panneau publicitaire sur une route d’Abidjan, le 15 avril 2010.
Affiche de Guy-André Kieffer apposée sur un panneau publicitaire sur une route d’Abidjan, le 15 avril 2010.
AFP/ ISSOUF SANOGO

Par RFI

Les analyses ADN ont révélé, jeudi 12 janvier, que le squelette retrouvé près d'Issia, ville du sud-ouest de la Côte d'Ivoire, n'est pas celui de Guy-André Kieffer. Depuis l'ouverture de l'enquête sur la disparition de ce journaliste franco-canadien le 16 avril 2004, les enquêteurs ont été confrontés à de fausses pistes. Mais depuis la chute de Laurent Gbagbo, certains témoins acceptent de parler.

Depuis bientôt huit ans que l'instruction est ouverte, les enquêteurs français ne comptent plus les fausses pistes sur lesquelles l'affaire Guy-André Kieffer les a embarqué. « Certains soi-disant témoins ont des motivations personnelles tel que l'obtention d'un visa, d'autres servent des agendas politiques », explique une source au cœur du dossier.

Par exemple, quelques jours avant la découverte du squelette dans les environs d'Issia, le juge d'instruction Patrick Ramaël avait recueilli les confidences inattendues d'un homme se présentant comme le chef d'un commando ayant assassiné Guy-André Kieffer après avoir été mandaté par un ministre pro-Ouattara. Après vérification du matériel informatique transmis par cet informateur, les enquêteurs se sont finalement aperçus qu'il s'agissait d'une manipulation.

En dépit de tous ces aléas, l'investigation se poursuit et le juge Ramaël devrait, ces prochains jours, tenter d'explorer une nouvelle piste. Selon Alexis Gublin, l'avocat de la famille Kieffer, peu à peu les portes se referment et la chute de Laurent Gbagbo devrait permettre à certaines langues de se délier.

Si de nombreuses zones d'ombres planent toujours sur cette disparition et ses commanditaires, certaines sources, jusque-là inaccessibles, acceptent désormais de parler. Tout le problème réside maintenant dans la fiabilité de leur confession.

tags: Alassane Ouattara - Côte d'Ivoire - Politique Côte d'Ivoire
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(3) Réactions

reponse

Vous gagnerais a rechercher la vérité que de vouloir coute que coute mettre cela sur le dos des pro Gbagbo. La vérité est ailleurs vous gagnerez en toute objectivité a ne pas faire confiance aux soit disant témoin qui veulent profiter de vous.
changer de piste gbagbo et son clan n'ont rien a avoir.

rien de très important !!!

Moi je crois bien que tout sa c'est une perte de temps !!! est-ce-qu'ils en feront de même pour touts ces Ivoiriens qui sont morts ???

Terreur judiciaire

Quelqu´un donne un témoignage on vérifie le matériel informatique.Attendez on ne peut tout simplement pas vérifier ses dires.Est ce plus compliqué que d´aller exhumer le cadavre d´un pauvre quidam .Non il faut qu´on ramene tout à Gbagbo

Fermer