Un poste de police attaqué par des shebabs au nord du Kenya

Un hélicoptère de l'armée kényane s'apprête à transporter les corps des sept personnes tuées dans l'attaque des shebabs au nord du Kenya, près de Wajir, le 12 janvier 2012.
© REUTERS/Charles Makunda

Sept morts et quatre otages kényans, c’est le bilan de l’attaque menée le 11 janvier 2012 par des combattants shebabs sur un camp de police à Gerille dans le nord du Kenya, à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Somalie. Cette attaque revendiquée illustre l’insécurité qui s’est installée dans le nord-est du Kenya depuis le début de l’offensive en Somalie débutée en octobre dernier.

Le porte-parole de la police kényane, Eric Kiraithe, joint par téléphone ce samedi 14 janvier, refuse pour l’instant de faire plus de commentaires sur la situation des quatre otages. Vendredi, le responsable de la province du nord-est Leo Nyongesa avait déclaré dans des médias locaux que peu de progrès avaient été faits jusque-là pour les libérer.

Les quatre otages, dont un responsable de l’administration locale, auraient été montrés à la population de la ville de Bardheere, dans le Gedo, dans la journée de vendredi. Une localité située à plus de cent kilomètres de la frontière avec le Kenya, ce qui rend leur libération assez improbable désormais.

Dans un raid survenu mercredi soir, les shebabs qui font preuve de plus en plus d’audace, s’en sont pris à un poste de police dans le village de Gerille à 7 kilomètres de la frontière. Sept personnes ont été tuées, dont trois policiers. Quelques heures après, les insurgés ont revendiqué l’attaque, ils affirment également s’être emparés d’un véhicule militaire, d’armes, de munitions et d’équipement radio.

Cette dernière attaque illustre à quel point la situation sécuritaire dans le nord-est du Kenya s’est détériorée. Le chef-lieu de la province, Garissa, a été dernièrement le théâtre d’attentats à la grenade, dont la veille du Jour de l’an dans une discothèque qui avait fait 5 morts et 7 blessés.

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