Mali - 
Article publié le : mardi 17 janvier 2012 - Dernière modification le : jeudi 19 janvier 2012

Combats dans la ville de Ménaka, dans le nord du Mali

C'est tôt ce matin que des rebelles touaregs armés ont attaqué la ville de Ménaka, au nord-est du Mali.
C'est tôt ce matin que des rebelles touaregs armés ont attaqué la ville de Ménaka, au nord-est du Mali.
RFI / S. Borelva / F. Achache

Par RFI

Des combats ont éclaté ce mardi 17 janvier 2012 entre l’armée malienne et un groupe de rebelles touaregs dans la ville de Ménaka, dans le nord du Mali, près de la frontière avec le Niger. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a revendiqué, dans un communiqué, l’assaut.

Tôt ce matin, des rebelles touaregs armés ont attaqué la ville de Ménaka. Les communications téléphoniques ont alors été coupées et, de leur côté, les populations paniquées se sont terrées.

A la mi-journée et en signe de renfort, un hélicoptère de l’armée malienne a décollé de la ville de Gao, à l’ouest de Ménaka, et aurait bombardé une position tenue par les rebelles. Deux de leurs véhicules auraient été incendiés, selon une source militaire basée à Gao.

Selon une source jointe dans l’après-midi par RFI à Ménaka, les tirs auraient cessé et les rebelles touaregs se seraient repliés à quelques kilomètres de la ville.

La situation reste cependant confuse. Du côté de l'armée malienne, le directeur de l'information des armées, joint par RFI en début d’après-midi, affirmait que le camp militaire n'était toujours pas tombé. « Nous avons la situation en main », assurait-il.

Et du côté du MNLA, on affirmait, au contraire, que le camp militaire était tombé et que des drapeaux du mouvement flottaient sur la ville. La ville serait sous contrôle du MNLA.

RFI a recueilli un témoignage à Ménaka qui en dit long sur la confusion de la situation et la difficulté de savoir ce qui se passe exactement.

Haïdara Moulaye Touhami, le directeur de Aadar, la radio communautaire de Ménaka, a été joint au téléphone en début de soirée.

Haïdara Moulaye Touhami, directeur de Aadar, radio communautaire de Ménaka.

Les combats peuvent reprendre à n’importe quel moment dans la mesure où les combattants sont dispersés dans la population et nous ne savons vraiment pas qui est combattant et qui ne l’est pas.

 

17/01/2012 par Christine Muratet

Le pouvoir malien est confronté, dans le nord du Mali, aux activités d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) mais aussi à un mouvement frondeur, le MNLA, le Mouvement national de libération de l'Azawad. Apparu il y a un an, ce mouvement demande l'autodétermination de la région de l'Azawad, soit la totalité du nord du Mali.

Le MNLA

Le MNLA est né du rapprochement de deux mouvements : d’un côté, le Mouvement de libération de l'Azawad, composé de jeunes touaregs, urbains, scolarisés et blogueurs qui rêvent d’un avenir meilleur pour leur peuple et, de l’autre côté, le MTNM, le Mouvement touareg du Nord-Mali de Ibrahim Bahanga, le chef de la rébellion de 2006, décédé fin août 2011.

Cette fois, le mouvement se veut révolutionnaire et non pas rebelle. Un objectif : l'autodétermination du peuple de l'Azawad ; en d'autres termes, la création d'un nouvel Etat indépendant au nord du fleuve Niger.

Le MNLA se présente comme un mouvement pacifique et ouvert au dialogue mais possède néanmoins une armée de libération nationale. On y trouve d'anciens rebelles touaregs, des militaires déserteurs et des officiers supérieurs dont certains ont longtemps servi dans l'armée libyenne du colonel Kadhafi et qui sont rentrés avec la chute du guide. C'est l'un d'eux - le colonel Ag Najim - qui assure le commandement militaire du mouvement. Le MNLA revendique officiellement plusieurs milliers de partisans, touaregs mais aussi peuls, sonraï ou kounta.

A Bamako, le pouvoir a longtemps sous-estimé ce mouvement. On a notamment parlé de coup de bluff ; d'une poignée de jeunes idéalistes. On accuse même le MNLA d'être complice d'Aqmi.

Mais le retour massif de combattants de Libye, lourdement armés et bien entraînés a changé la donne. Le MNLA devient une réalité avec lequel il faut composer : le gouvernement a envoyé plusieurs émissaires au nord, mais les échanges sont restés vains.
A trois mois de l’élection présidentielle, le MNLA est devenu un vrai casse-tête pour le président malien Amadou Toumani Touré.

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Commentaires (9)

nord mali

vous s avez ce qui ce passe est est tres grave la politique securitaire de att a ete une echec total, c est pas un chef responsable,il a accepter devenir le chef mediateur de aqmi
il a eu tout les mots a defendre sa politique d acceuil d aqmi sur sont sol
c est aqmi qui a excute les soldat malien ou il ont ete tuer par des bombardement aerienne.
sa politique au nord a ete denoncer par ses opposant depuit 2006
il na pas l experience constructif.
le mali doiv devenir un etat elle peut avc une politique de fermeter et de determination.
prenon l expl sur beaucoup d autre pays le sri lanka passant par l ethiopie .
impossible de construire un etat sans la determination.

repondre

Salut!Vous savez, g ne suis pas le président Malien sinon j'allais mettre fin à ces attaques des rebelles.Il suffit seulement d'évacuer tout d'abord nos militaires qui se trouvent dans cette zone et de bien bombarder la zone.Dès fois on se demande si le président était militaire ou pas ou bien s'il est partisan des rebelles.Si le président ne peut pas,g suis parfaitement disponible.

LE PROBLEME DU NORD

M.N.L.A.NE SONT PAS DES BANDIS NI DES ASSASINS NI DES FRODEURS NI DES TERRORISTES .C'EST UNE BANDE FORMER PAR LES TOUAREGUES DU NORD DU MALI .LES FILS DE L'AZAWAD REVENDIQUENT LA LIBERATION DE L'AZAWAD .ILS NE SONT PAS CONTRE LE RACISME ET NE CHERCHE LE DESORDRE DANS LE PAYS .ILS SONT AUSSI LES FILS DU MALI .VIVE M.N.L.A. ET LE MALI GLOBALE ..AMOUJAR .COM.

les touaregs

le mali c est un pays de la paix,donc il faut nous laisser en paix

le problème du NORD MALI et

le problème du NORD MALI et précisément la Région de Kidal et la ville de Menaka est un problème de rupture entre ces localités et le reste du Mali vous imaginer dans une vaste zone instable ou on peut parcourir plus de 100 km sans rencontrer de trace de vie devient incontrôlable dans la mesure ou que ça soit Kidal ou Menaka il est très facile de provoquer un désordre et disparaitre dans la nature sans laisser de trace soit se retrouver le long de frontière avec soit l'Algérie ou le Niger avant l'arrivée d'un Renfort du coté armée malienne voila le gros du problème de ces deux villes du Nord cible des assaillant le gouvernement doit occupé son territoire a tous les 100 km sur les axes qui relient ces deux villes aux restes du Mali voila un eu ce je pense de la solution.

pas de confusion

Ne confodons pas revolution et banditisme, sous des soi disant causes justes es groupes de bandits armés sèment le désordre dans une région habitée par de paisibles citoyens.
L'armée malien, j'en suis certaine saura cette fois prendre ces responsabilités et venir à bout de ce groupe de délinquants.
Ils sont déterminés et nous les soutenons tous

attaque de menaka

la responsabilité de ce qui se passe incombe entièrement à l'état qui qui n'a jamais été ferme avec ces apatrides, ces oisifs sans aveux et a voulu les considérer comme des êtres humains normaux. comment peut-on, en effet, considérer et accueillir comme maliens des individus qui ont accepté de porter l'uniforme d'un autre pays. A ma connaissance, l'armée n'admet pas la double nationalité. A la limite il fallait simplement les considérer comme des réfugiés de guerre et les traiter tel. Ils auraient dû montrer patte blanche avant de franchir les frontières nationales comme le font tous les autres pays. Le laxisme en matière de sécurité ne se tolère guère et aujourd'hui nous en payons le prix fort. L'erreur c'est non seulement de les recruter dans l'armée sur des bases totalement absurdes mais aussi des les envoyer servir dans le même nord comme chef militaire alors même qu'ils n'ont aucune qualification pour cela. Ces sont toujours nos pauvres militaires, la troupe, qui payent l'inconséquence de la hiérarchie, l’imbécilité atavique du prince du jour au vu et su duquel les mêmes intégrés désertent à chaque fois en tuant et en emportant armes et munitions.

rebellion touaregue

Ne confonde pas entre la rébellion touarègue et AQMI

les amazighs ont longtemps

les amazighs ont longtemps souffert quelque soit sou de nord algerie maroc tunisie et lybie et les amazigh de sahel

il est temps de décolonisé l'afrique du nord

JE NE SUIS PAS TOUAREG MAIS je suis amazigh KABYLE je soutiens les touaregs Vivement un état amazigh pour ses vrai habitant

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