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Article publié le : dimanche 22 janvier 2012 - Dernière modification le : dimanche 22 janvier 2012

Madagascar : Retour d’exil avorté pour Ravalomanana

Marc Ravalomanana, le 17 février 2011.
Marc Ravalomanana, le 17 février 2011.
Reuters / Mike Hutchings

Par RFI

Marc Ravalomanana n'est finalement pas rentré à Madagascar. L'avion qui transportait l'ancien président a été dérouté, il n'a pas pu pénétrer dans l'espace aérien malgache et a dû rejoindre l'Afrique du Sud. Sur la Grande Ile, déception et colère de ses partisans. Ils étaient des milliers à l'attendre le 21 janvier à l'aéroport et ont annoncé qu'ils suspendaient leur participation aux institutions de transition. Marc Ravalomanana, lui, dénonce une violation de la feuille de route, et en appelle à la communauté internationale.

Chants partisans, sifflets, affiches et t-shirts à l’effigie de l’ancien président, tout était prêt chez les partisans de Marc Ravalomanana venus en nombre pour l’accueillir aux abords de l’aéroport dont l’accès a été bloqué par les forces de l’ordre.

A l’intérieur au contraire, l’ambiance est à l’attente silencieuse. Les ténors de la mouvance sont discrets, vers 15 heures, trois quarts d’heure après l’heure d’arrivée prévue, le chef de délégation Mamy Rakotoarivelo fini par s’exprimer devant la presse :

« Le président de la HAT* a ordonné à l’ASECNA* locale de faire un NOTAM* interdisant l’atterrissage de l’avion conduisant Marc Ravalomanana à Antananarivo ». 

A l’extérieur, la nouvelle se propage peu à peu. C’est alors la déception et la colère pour ce jeune partisan venu avec ses amis :« Nous on veut que Marc Ravalomanana revienne ici, qu’il se présente à la présidentielle, s’il ne sera pas élu tant pis s’il sera élu tant mieux, c’est au peuple de décider. Mais les hommes qui sont au pouvoir en ont décidé autrement, cela marque leur faiblesse ».

La tension est palpable, plusieurs grenades lacrymogènes sont lancées par les forces de l’ordre pour disperser la foule par endroits. Mais la journée se termine dans le calme et sans incident majeur.

Le porte-parole de la présidence a affirmé dans la soirée que l’objectif des autorités était de faire atterrir l’avion à Morondava, dans l’ouest du pays, et d’y arrêter Marc Ravalomanana qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt. Toujours selon ce porte-parole, les autorités malgaches envisageraient d’envoyer un avion spécial à Johannesburg pour le ramener à Madagascar.

*HAT, Haute autorité de transition

*ASECNA, Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar

*NOTAM, Note aux hommes d’aviation

Ravalomanana devait être arrêté

La journée ne s’est pas déroulée comme Andry Rajoelina et ses proches l’avaient imaginée. Même s’ils disent que l’aéroport d’Ivat a été fermé au dernier moment à cause de la foule qui s’était massée sur les abords, le plan était bien de détourner le petit avion de ligne dans lequel se trouvait Marc Ravalomanana vers Murundav sur la côte ouest pour une arrestation de l’ancien président à l’abri des regards de ses partisans.

D’ailleurs si l’appareil venant d’Afrique du Sud s’est vu notifier son interdiction d’atterrir à Antananarivo alors qu’il était déjà en vol, des pilotes privés avaient été empêchés de décoller à Madagascar dès le matin. Mais le commandant de bord transportant Ravalomanana n’a pas voulu aller à Murundav, préférant rebrousser chemin. Retour à la case départ pour l’ancien président donc mais la journée ne sera pas pour autant sans conséquence.

Ses proches ont d’ores et déjà annoncé qu’ils suspendaient leur participation aux institutions de transition, mettant ainsi en péril le processus de sortie de crise, d’autant que le gouvernement dans son ensemble a paru divisé, Rajoelina devant faire lui-même la démarche d'exiger la fermeture de certains aéroports malgaches.

Et puis le président de la transition échaudé ne compte plus relâcher la pression sur Ravalomanana. Samedi soir son service de communication a révélé que l’objectif est désormais d’envoyer un avion spécial pour aller l’interpeller à Johannesburg même.

A la descente de l'avion à l'aéroport de Johannesburg, Marc Ravalomanana a accusé Andry Rajoelina de ne pas respecter la feuille de route et d'avoir fait fermer les aéroports.

Marc Ravalomanana
 

L'ancien président malgache en exil en Afrique du Sud

22/01/2012
par Sophie Ribstein
 
 

Chouhoura Abdallah, une Comorienne,  a fait le voyage aller-retour ou plutôt ce demi-tour. Elle était donc dans le même avion que Marc Ravalomanana. Elle dénonce l'attitude de la compagnie aérienne.

Chouhoura Abdalah

Comorienne qui était à bord du même avion marc Ravalomanana

Personne n'est venu vers nous. On a craint pour notre vie, on ne savait pas trop ce qui allait se passer. La compagnie aurait pu nous avertir.

 

22/01/2012 par Sophie Ribstein

Chouhoura Abdallah revient aussi sur l'atmosphère qui régnait quand dans l'avion le capitaine annonce : « Nous faisons demi-tour ». 

Chouhoura Abdallah

Passagère comorienne qui se trouvait dans le même avion que Marc Ravalomanana

C'était la panique à bord.

 

22/01/2012 par Sophie Ribstein

tags: Andry Rajoelina - Madagascar
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Commentaires (6)

La condamnation par contumace

La condamnation par contumace du Président Marc Ravalomanana à des travaux forcés à perpétuité n' est qu' une une vaste comédie . La justice malgache qui a statué sur la tuerie du palais présidentiel d' Ambohitsorohitra a été commanditée par la ministre Christine Razanamahasoa , issue du mouvement populaire initiée, par Andry Rajoelina , sur 'historique place du 13 mai 1972, avec le concours des " baomanga " ( jeunes désoeuvrés et drogués des bas- quartiers d' Antananarivo prêts à accomplir des basses besognes comme celles qui ont eu lieu, le 26 janvier 2009 , " The black monday " où Antananarivo a été mis à feu et à sang ( une trentaine de morts , une centaine de blessés, des dégâts considérables dont pillages et incendies des stations de radio et téévision MBS appartenant au Président Marc Ravalomanana, des magasins et usines agro - alimentaires appartenant toujours à ce dernier.Aujourd'hui , Madagascar importe tous ces produits en Fance , en Inde en Chine , en Asie ... Hémorragies de devises. Prix exhorbitants pour le pouvoir d' achat du malgache moyen.

En réalité Andry Rajoelina @ consorts ont peur du retour du Président Marc Ravaomanana. le correspondant de RFI, à Antananarivo , a estimé dans son article de samedi " à des milliers le nombre des partisans venus attendre bredouilles, à l' aéroport d' Ivato ,le Président déchu "

Lapsus scribae, erreur humaine, erreur volontaire ... qu' importe. Il s' agit d' une véritable marée humaine qu' on pourrait estimée à " plusieurs centaines de partisans "

...

Réflexion

Il semblerait selon ces articles qu'il y a clairement attentat à vie d'autrui qui est susceptible d'une poursuite devant une cour criminelle. Et l'intéressé ou les intéressés peuvent porter plainte contre le responsable(visiblement contre l'émetteur du NOTAM).
A chaud, aucune des parties en présence n'a songé à cette piste criminelle. Mais cela va changer la donne et va faire basculer la balance...

livre sur la crise

livre MAdagascar dans une crise interminable ed l'Harmattan

Le pouvoir Malgache est entre les mains d'un inconscient

Comment un président, fut-il de la transition, digne de ce nom qui joue avec la vie non seulement de Marc Ravalomanana mais aussi de tous les passagers qui étaient dans le même avion?
Un homme d'état, par définition, ne fait pas de coup d'état. L'autre a commencé comme un merdeux et il continue dans ce chemin.
Je parie, qu'il va nous sortir l'énaurmoté qu'il nous a déjà sorti la première fois que Marc Ravalomanana était attendu par des centaines de milliers de partisans:
Pour damer le pion à Marc Ravalomanana qui a occupé l'espace médiatique du monde entier hier samedi 21 janvier, le tordu va annoncer quequechose de monstrueux. Du genre, les américains se préparent à attaquer son palais avec des drones ou Marc Ravalomanana a payé des mercenaires (il peut trouver des photos) pour l'assassiner.
C'est plutôt lui-même qui en veut à mort à l'anvien président au lieu de se mesurer avec lui par les urnes, à la loyale!

justice

M.Rakoto, la justice a Madagascar est TOUJOURS la justice du vainqueur. C'était pas different sous Ravolomanana.

UNE BÊTISE DE PLUS COMMISE PAR LE PUTSCHISTE ANDRY RAJOELINA

M. Andry Rajoelina s'appuie sur une "condamnation par contumace" de M. Marc Ravalomanana et de l’existence d'un mandat d'arrêt à l'endroit de ce dernier ! Je ne vais pas discuter de la "légalité" de cette condamnation (vu de la Constitution d'avril 2007) mais je tiens à porter à votre connaissance que M.M. Ratsiraka Didier (ancien Président), Rajaonarivelo Pierrot (ancien Vice-P.M. de M. Ratsiraka, actuellement ministre des affaires étrangères), Tantely Andrianarivo (ancien P.M. de M. Ratsiraka) pour ne citer que les plus notoires, ONT TOUS ÉTÉ CONDAMNÉS PAR LA JUSTICE MALGACHE , si bien, qu’en vertu du « principe » soutenu par M. Andry Rajoelina, ces Messieurs doivent aussi être arrêtés et emprisonnés ! M. Andry Rajoelina n’a pas de « principe » du tout, il ne fait qu’instrumentaliser la Justice (raison pour laquelle il a imposé à M. Jean Omer Beriziky le P.M. réputé « de consensus », la Dame Christine Razanamahasoa, une magistrate qui a soutenu M. Andry Rajoelina sur la place du 13 mai) bref la Justice de M. Andry Rajoelina n’est que la JUSTICE DU VAINQUEUR !

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