Nouvelles violences meurtrières contre les chrétiens au Nigeria

Des soldats inspectent une voiture à la recherche d’explosifs, à Kano, le 22 janvier 2012.
© Reuters/Stringer

Au Nigeria, le président Goodluck Jonathan est arrivé ce dimanche après-midi 22 janvier à Kano, dans le nord du pays pour inspecter les lieux visés par des attaques à la bombe vendredi. Il a annoncé que les policiers ont arrêté des membres présumés de la secte Boko Haram qui a revendiqué ces attaques. Le bilan de ces attentats s'élève maintenant à 178 morts selon un médecin d'un hôpital de la ville. Ce dimanche, il y a eu de nouvelles violences religieuses. Au moins 9 personnes ont été tuées la nuit dernière dans une opération menée contre des chrétiens. A l’aube des attaques ont visé une église catholique et un temple évangélique à Bauchi sans faire de victimes.

Ce dimanche, c’est la ville de Tafawa-Balewa dans l’Etat de Bauchi qui a été le théâtre de violences. Des assaillants ont lancé des grenades artisanales dans des maisons surprenant les habitants endormis, d’autres ont été tués à l’arme automatique alors qu’ils tentaient de prendre la fuite.

D’après le leader de la communauté chrétienne visée, l’attaque a été perpétrée par des Haoussas musulmans. En 2011, les affrontements interconfessionnels avaient déjà endeuillé Tafawa-Balewa. 35 personnes étaient mortes, des mosquées et des habitations brûlées.

Ce dimanche matin, des explosions ont également secoué deux églises de Bauchi mais sans faire de victime. Ces nouveaux incidents interviennent moins de 48 heures après la meurtrière série d’attaques coordonnées de Kano revendiquée par la secte islamiste Boko Haram.

Ce dimanche, la deuxième ville du Nigeria restait très calme, les rues désertes. Le couvre-feu total en vigueur depuis vendredi soir a été assoupli mais la sécurité reste maximale. De nombreux policiers et militaires sont déployés aux carrefours stratégiques et sur des barrages de contrôle installés sur les principales avenues.
 

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