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Manif et contre-manif à l'approche de la présidentielle au Sénégal

A environ un mois de l'élection présidentielle au Sénégal, les partisans du pouvoir et ceux de l'opposition font entendre leur voix. Deux manifestations ont eu lieu ce lundi 23 janvier en même temps à Dakar. L'une pour soutenir la candidature du président Abdoulaye Wade et l'autre pour la critiquer.
Rassemblement en faveur du chef de l'Etat
Nous sommes sur la place de l’Obélisque : une foule de militants essentiellement composée de femmes d’âge mûr toutes vêtues de boubous blancs, est venue exprimer son soutien à Abdoulaye Wade, qui brigue un troisième mandat.
Ces militants viennent de Kaolack, de Kébémer, de Mbour, et certains de Dakar, pour répondre à un appel de paix lancé par le camp présidentiel, à l’approche de l’élection du 26 février.
Sur scène, on multiplie les symboles : les militants brandissent des foulards blancs en signe d’apaisement, et le président en personne libère des colombes, avant d’annoncer des mesures strictes en vue du scrutin.
« La République s’est dotée des moyens pour se défendre. Ce sont des moyens légaux et nous les utiliserons sans état d’âme. On ne peut pas accepter, alors qu’un peuple de douze millions et demi veut voter dans la paix, que des groupuscules qui ne représentent rien veuillent troubler la situation », a déclaré Abdoulaye Wade.
Sur la même lancée, le président sénégalais a demandé à ses militants de rester vigilants et d’éviter toute provocation, afin d’entamer une campagne électorale sans violence.
Manifestation de l'opposition pour dénoncer la candidature d'Abdoulaye Wade
L’esplanade de la mairie de Guediawaye s’est remplie au fil de la fin d’après-midi. Rappeurs et politiques viennent tour à tour sur scène. Plusieurs candidats à la prochaine présidentielle prennent la parole pour dire non à la candidature du président sortant.
L’ancien diplomate et universitaire Ibrahima Fall explique ainsi que, selon lui, Wade veut installer le chaos. « Mobilisons nous, dit-il, pour le refuser ».
Vient le tour de l’ancien Premier ministre Macky Sall. « Le peuple doit rester debout, ferme sur ses positions pour que force reste à la loi. Je dis oui à des élections sans Wade et non à des élections avec Abdoulaye Wade ».
L’ancien Premier ministre Idrissa Seck appelle lui aussi à défendre la Constitution : « Il faut que la Constitution du Sénégal soit respectée et nous sommes décidés à faire respecter cette Constitution. »
Un autre candidat déclaré, l’ancien ministre des Affaires étrangères Cheikhtidiane Gadio, estime de son côté que valider la candidature d’Abdoulaye Wade serait un coup d’Etat constitutionnel.

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Commentaires (1)
Respectons nos lois fondamentales
Au Sénégal on assiste aujourd'hui à une médiacratie destructrice. Des groupes de presses dont les propriétaires sont tous des opposants encagoulés et veulent nous faire entendre leur pensée unique. Où sont les soit disant journalistes d'investigation et pourfendeurs de Wade depuis une décennie, ils ont tous faits tomber leur masque, et sont devenus soit des candidats ou des directeurs de campagne.
L'opposition a peur de la candidature de Wade même si moi même suis pas adepte à sa réélection vu son age, mais le problème c'est cette matraquage d'infos pour nous faire gober le non droit à Wade de se présenter. L'opposition devrait aller parcourir le pays, mais ils organisent des concerts de rap à Dakar insultant tout ce qui est Wadiste et prônant la violence.
Wade a été élu avec la constitution de 1963 et la constitution de 2001 ne peut annuler une loi antérieure déjà exécutée.Cela n'a rien à voir avec la rétroactivité, même si on écrit un article dans la constitution de 2001 pour dire que c'est rétro active, cette loi reste anticonstitutionnelle, puisque une loi de 1963 présente dans la constitution est inviolable dès l'entame de son exécution, c'est une règle du droit qu'on apprend en première année de droit
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