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La transition malgache en mauvaise posture après le retour avorté de Marc Ravalomanana

Une nouvelle session du Parlement malgache débute lundi 23 janvier, deux jours après que Marc Ravalomanana a été empêché de rentrer d’exil, son avion ayant été interdit de se poser à Antananarivo. Elle doit reprendre l'examen d'une loi sur la commission électorale indépendante. Mais suite à l'épisode de samedi, la mouvance de l’ancien président a annoncé la suspension de sa participation aux institutions de transition.
Marc Ravalomanana est toujours en Afrique du Sud, et ses proches ont annoncé qu’ils suspendaient leur participation aux institutions, fragilisant ainsi le caractère inclusif de la transition.
Le prochain Conseil des ministres sera donc réduit, et il s’annonce houleux, le chef du gouvernement de consensus, Jean Omer Beriziky s’étant désolidarisé de la manière dont le président Rajoelina a traité le retour de l’ancien chef d’Etat.
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Et dès ce lundi, l’ouverture de la session parlementaire extraordinaire va donner une idée du rapport de force, puisque le président du Congrès n’est autre que le bras droit de Ravalomanana, Mamy Rakotoarivelo.
Dimanche soir, ce dernier confirmait que sa mouvance serait donc absente, mais que lui irait bien au front, au palais de Tsimbazaza, sans doute pour y refuser de faire son discours d’ouverture.
Comment vont alors réagir les autres parlementaires ?
L’autre mouvance d’opposition participant au processus, celle d’Albert Zafy, n’est pas représentée. Mais quelle sera la position adoptée par ceux qui n’appartiennent pas au groupe dominant des pro-Rajoelina ?
La transition est à la croisée des chemins, la feuille de route précisant bien que, de la présidence au Parlement en passant par le gouvernement, les institutions ne peuvent être remises en cause.
L’ambiguïté sur le sort de Marc Ravalomanana, condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité pour la mort de manifestants en 2009, a toujours été le point faible de l’accord. Il risque de le faire exploser en vol.
Marc Ravalomanana avait effectué une première tentative de retour en février 2011 mais il s'était vu refuser l'embarquement par la compagnie aérienne, invoquant un ordre de l'autorité de l'aviation civile malgache le déclarant persona non grata à Madagascar.

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Commentaires (4)
feuille de route / voie sans issu
Voilà qui témoigne de la mauvaise foi des deux camps...La confrontation est inévitable entre les partisans des deux camps.
Avec les manifestation que le camp de Albert Zafy compte entreprendre et les retombés des éventements de samedi dernier, la dissolution la feuille de route n'est que probable....
Une direction collegiale pourrait sauver l'apparence mais la tenue des élection sous l'égide des institutions internationale reste et restera la seul solution à cette crise...
Politicien de bas niveau!
Des hommes dont la parole n'a que peu de valeur; des hommes dont la haine et l'obstination, empêche leurs facultés de percevoir les vrais priorités de Madagascar et pour les malgaches. Je me demande à quoi sert il de se tracasser pour ces hommes?
Ravalomanana croit toujours et encore que son problème et sa récupération de tout ses biens sont les clé de sortie de Madagascar de la crise. Tout doit être À nouveau focus sur lui. Il aime çà!
Et son adversaire (A. Rajoelina) veut à tout prix prouver qu'il est intellectuellement et politiquement l’égal de l'autre.
Les vrais perdants de ce duel ce sont les malgaches et il y en a assez!
Maintenant que l'argent volé ne suffit plus pour être heureux, on veut faire souffrir le peuple. On veut le prendre en otage.
C'est finalement très pauvre d'esprit.
c bien vrai
c bien vrai
vraiment
je crois qu'il faut dans la crise malgache la jeunesse du président, sa volonté à se faire entendre que volonté, permettez la répétition, à sortir le pays de la crise. C'est à lui que profite la situation actuelle. Il revient au malgache de se décider.
Cette transition peut durer 200 ans tant que vivra ce garçon. Il créera des problèmes et il y aura toujours des sommets pour la résolution de telle crise, un pour la résolution de l'autre.
Le Madagascar est dans la tourmente. C'est votre patrie. A vous de la revendiquer.
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