Nigeria : ouverture du procès d’Henry Okah, l'ex-leader du MEND

Henry Okah (D), l'ex-leader du MEND, accusé d’être le cerveau du double attentat d’Abuja quitte le tribunal de Johannesburg, le 20 octobre 2010.
© AFP PHOTO / PABALLO THEKISO

Ce lundi 30 janvier 2012, à Johannesburg, s'ouvre le procès d’Henry Okah, l'ex-leader du MEND, le Mouvement du delta du Niger Il est accusé d’être le cerveau du double attentat à la bombe qui a fait douze victimes, à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, lors des cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance en 2010.

Henri Okah est un habitué de la justice. C’est en septembre 2007 qu’il défraie pour la première fois la chronique. A l’époque ce fils de bonne famille, ingénieur de la marine marchande, est arrêté en Angola pour trafic d’armes.

Luanda l’extrade au Nigeria et son procès s’ouvre à Abuja en avril 2008. Le leader du MEND (Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger) comparaît alors à huis clos pour 62 chefs d’accusation dont terrorisme, possession illégale d’armes et trafic. Henry Okah encourt la peine de mort mais les circonstances politiques lui sont favorables.

Dans le cadre du processus d’amnistie lancé par le défunt président Umaru Yar'Adua, Henry Okah est libéré à condition qu’il cesse toute activité.

En juillet 2009 après avoir passé 23 mois en prison « le guérillero entrepreneur », comme le définit parfois la presse nigériane, retourne en Afrique du Sud où il réside depuis 2003. Mais sa vie hors des barreaux ne sera que de courte durée. Le 1er octobre 2010, lors de l’anniversaire des 50 ans de l’indépendance, un double attentat à la voiture piégée fait 12 morts à Abuja. Le MEND revendique les explosions. Le lendemain HenryOkah est arrêté dans sa résidence de Johannesburg.

Depuis le présumé ex-leader du MEND a toujours nié être impliqué dans cette affaire. La justice sud-africaine devra au contraire prouver qu’il a violé les termes de son amnistie.

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