La Côte d'Ivoire craint une déstabilisation venant du Liberia

La police libérienne a arrêté, en fin de semaine dernière, près de 70 personnes soupçonnées de préparer des actions de déstabilisation en Côte d'Ivoire. Ces mercenaires et ex-miliciens présumés ont été transférés à la prison de Zwedru, dans l'est du pays, et la justice sur place a été saisie. En août dernier, la police libérienne avait déjà découvert des stocks d'armes cachés non loin de la frontière ivoirienne, dans une zone forestière qui suscite toujours des inquiétudes.
Pour les forces de l'ordre libériennes, c'est un coup de filet d'envergure qui vient d'être réalisé. En procédant à ces arrestations, le gouvernement de Monrovia vient en effet de montrer qu'il ne reste pas les bras croisés.
Mais cette version des faits laisse sceptique une bonne source au sein de l'Onuci (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire). D'après cette personne, tous les ingrédients d'une manipulation de la police libérienne - qui a besoin de redorer son blason - sont réunis dans cette affaire.
Selon ses renseignements, les soixante-huit Ivoiriens arrêtés travaillaient en fait dans une mine d'or et ont été dénoncés par leur patron, un ex-combattant libérien qui ne voulait pas les payer. « Ils se sont fait pincer alors qu'ils n'avaient pas de quoi tuer une chèvre », raconte cette source.
Quoi qu'il en soit, les activités de certains caciques du régime Gbagbo, qui n’ont pas encore fait le deuil d'une reconquête du pouvoir par les armes, préoccupent les services de sécurité ivoiriens. Selon plusieurs sources, ces irréductibles (essentiellement installés au Ghana) peuvent s'appuyer sur des mercenaires recrutés dans la sous-région. Mais aussi quelques centaines de soldats et de miliciens en exil.
En Côte d'Ivoire, le contact avec des combattants demeurés fidèles à Laurent Gbagbo n'a pas été rompu. Plus étonnant encore, un contact a été noué récemment avec d'anciens proches du sergent-chef IB, restés à Abobo.
D'après un membre haut placé dans l'appareil d'Etat, ces groupes ont les moyens de mener des actions ciblées de déstabilisation. Mais pas de faire vaciller le pouvoir.

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(1) Réaction
Quesqui se passe? Les
Quesqui se passe? Les faiseurs de coup d'état d'hier ont-il aujourd'huit peure de coup d'état. C'est quand mème bizar ça. Arrètez svp de nous enfumer là. Ou, pensez vous peut-ètre que les gens n'ont rien à faire? Mais, les soldats français, les forces Onusiènnes et cellles de la CEDEAO sont encore là!? Les Ivoiriens ont trop faim pour ne pas savoir que leurs préoccupations essentielles en ce moment, ce n'est mème plus la recherche du bien-ètre, mais le "ou trouver sa pitance et celle de ses enfants". Dans ce pays, les gens ont tellement fait des coups d'états qu'ils s'en sont ennivrés. Ils parlent de réconciliation, et ils voient le diable en chacun de leurs concitoyens qui ne partage pas leurs points de vue. C'est vraiment triste tout ça. Ou est donc passée leur pluie de milliards qui devait nous innonder. Ce n'est que ça que nous attendons. Alors, qu'ils arrètent de endormir avec leurs coups d'état pré-imaginaires. Parcequ'on connait très bien dans ce pays les adeptes des coups de d'état.