Mali : l’exode des populations civiles dans les pays frontaliers continue

Au Mali, l'exode des populations civiles continue vers la Mauritanie, le Niger ou encore vers l'Algérie.
© Latifa Mouaoued/RFI

Au Mali, l'exode des populations civiles continue, conséquence des combats entre l'armée et les rebelles touaregs au nord du pays. Elles fuient au Burkina Faso, en Mauritanie, au Niger, ou encore vers l'Algérie dans la région de Bordj el-Mokhtar.

A la frontière mauritanienne, dans la région de Fassala, on compte désormais plus de 6 000 réfugiés maliens. Depuis plusieurs jours, plus de 400 personnes ont aussi transité par la région de Koubeni, 70 pour la seule journée de dimanche.  

Parmi eux, il y a des soldats déserteurs, des hauts-gradés venus mettre leur famille à l'abri, ou des hommes d'affaires.  Cette semaine, au moins 6 députés, et une dizaine de maires de communes rurales ont aussi franchi la frontière mauritanienne. 

Au Burkina, le camp installé à quelques kilomètres de la ville de Djibo comptait dimanche environ 250 personnes. Ces derniers jours, des réfugiés de Sévaré, de Gossi, des communes d''Inadiatafane, ou encore de Bankass sont arrivés. Un réfugié confie que l'accueil est chaleureux mais déplore que l'aide humanitaire tarde à venir.

En Algérie, aussi les quelque 5 000 réfugiés qui se trouvernt dans la région de Bordj el-Moktar, attendent avec impatience l'arrivée de l'aide humanitaire. Ils réclament notamment des baches et de l'eau.

Assalet Ag Ahmed est enseignant et élu de la commune de Tarkin, dans le cercle de Bourem. RFI l'a joint dans la localité malienne d'el-Khalil, à une quinzaine de kilomètres de la frontière algérienne. Il lance un appel à l'aide pour ces déplacés livrés à eux- mêmes.

A el-Khalil, nous sommes environ 5 000 personnes arrivées avec femmes et enfants...

Témoignage d'un enseignant et élu de Tarkin
05-02-2012 - Par Charlotte Idrac

Au Niger, le point de passage de Chinagoder a reçu dimanche une quinzaine de véhicules. A leur bord, des habitants qui ont fui Anderanboukane et Menaka. Essentiellement des civils de la communauté tamasheq qui continuent de fuir donc par peur des représailles.

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