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Nigeria : beaucoup reste à faire contre une grave contamination au plomb

L'empoisonnement au plomb sévit toujours dans les mines d’or sauvages du Nigeria. Deux ans tout juste après la découverte du scandale sanitaire dans l’Etat de Zamfara au nord du pays, des milliers d’enfants contaminés, ont besoin d’être traités. Human Rights Watch tire la sonnette d’alarme.
Plus de 3 500 enfants contaminés au plomb dans l’Etat de Zamfara ont besoin de soins urgents pour avoir la vie sauve. Or pour le moment, moins de la moitié en reçoivent. C’est en substance ce qu’a révélé, le 7 février, l’ONG Human Rights Watch dans un communiqué.
L'orpaillage sauvage est courant dans cette région du Nord-Nigeria car il rapporte bien plus que l'agriculture. Le problème c’est que le sol contient une très forte teneur en plomb qui vient se nicher à l'intérieur des habitations.
D’ordinaire, l’ingestion de ce métal est rarement fatale, mais des recherches ont révélé que le taux de mortalité infantile dans la zone était quasiment multiplié par deux. Selon les autorités nigérianes, plus de 400 enfants seraient déjà morts des suites de cet empoisonnement.
Depuis deux ans, des travaux de décontamination ont été entrepris par endroits, et des ONG comme Médecins sans frontières soignent des victimes, mais Human Rights Watch estime que beaucoup reste à faire.
L’Organisation américaine indique qu’il faudrait l’équivalent de trois millions d’euros pour décontaminer l’ensemble des villages. Elle en appelle donc à la coopération des autorités fédérales nigérianes et de la communauté internationale.
Reste que pour venir à bout du problème, il faut surtout un changement radical des techniques d’extraction de l’or, sans quoi les enfants seront perpétuellement exposés.

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