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Madagascar : les cas d’intoxications alimentaires se multiplient

A Madagascar, on entend de plus en plus souvent parler d’intoxications alimentaires collectives, qui ont notamment conduit à la mort d’une mère de famille de 33 ans fin janvier, et à celle d’un garçon de 14 ans cette semaine. En 2011, 25 décès ont été officiellement recensés à cause de denrées alimentaires infectées, mais malgré les sensibilisations du ministère de la Santé, la population privilégie souvent les produits les moins chers, comme l’huile artisanale ou les œufs cassés, qui sont pourtant souvent la source de maladie.
Les Tiac (toxi-infection alimentaire collective) sont de plus en plus fréquentes à Madagascar ou, du moins, sont de mieux en mieux recensées. L’Agence de contrôle sanitaire et de qualité des denrées alimentaires est ainsi alertée plusieurs fois par semaine. « C’est un phénomène qui a toujours existé, explique le docteur Felana Rajemiarimoelisoa, mais (pas) grave comme ça. La pauvreté, la crise, favorisent les Tiac ».
Rien que ces derniers jours, une ville en périphérie d’Antananarivo, a été touchée à deux reprises. Chaque fois, l’équipe du docteur Rajemiarimoelisoa va mener l’enquête, notamment dans les petits restaurants, et les causes sont souvent les mêmes : « on a pu trouver la salmonelle sur la première alerte et la seconde, c’était hier, poursuit la spécialiste. On a fait des prélèvements sur des mayonnaises, sur quelques carottes. On attend le résultat. Les gens font des mayonnaises avec de l’œuf cassé et ceci entraîne une contamination microbienne parce que l’œuf est déjà contaminé. De plus, il y a des marchands informels qui vendent de l’huile artisanale ».
Chaleur et humidité, manque d’hygiène, pauvreté, les raisons expliquant la recrudescence des infections collectives sont nombreuses et il est important d’identifier au plus vite les produits en cause. L’an passé, seize personnes étaient mortes en quelques jours pour avoir mangé du poisson contaminé.

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