Le fils du président équato-guinéen entendu pour détournement de fonds publics

Teodorin Obiang Ngeuma est soupçonné d'avoir puisé dans les caisses de l'Etat équato-guinéen pour s'enrichir.
© AFP / Abdelhak Senna

Une perquisition a eu lieu ce mardi 14 février 2012 après-midi dans l'appartement parisien du fils du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang Nguema. La procédure, menée avenue Foch, dans l'un des quartiers les plus chers de Paris, a été ordonnée par deux juges d'instruction qui conduisent une enquête pour détournement de fonds publics.

En pénétrant dans l'hôtel particulier ce mardi 14 février 2012, les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière, l’OCRGDF, ont dû faire face à une vive opposition de certains occupants. Teodorin Obiang Nguema, le fils du président équato-guinéen, n'était pas à son domicile. En revanche, son avocat Olivier Pardo était présent pour contester avec force cette perquisition qui équivaut à ses yeux à une violation des principes diplomatiques.

 
L'enquête, menée par les juges Leloire et Grouman, part du soupçon selon lequel plusieurs dirigeants africains et leurs proches ont puisé dans les caisses de leur Etat pour s'enrichir. Le cas de Teodorin Obiang Nguema est à ce titre emblématique. Grand collectionneur de véhicules de luxe, la justice française a déjà saisi fin septembre sept Ferrarri et cinq Bentley lui appartenant.

Tracfin, la cellule anti-blanchiment du ministère de l'Economie, a par ailleurs informé la justice qu'il avait dépensé pas moins de 18 millions d'euros lors de la vente aux enchères de la collection Yves Saint Laurent - Pierre Bergé. Ministre de l'Agriculture et des forêts, Teodorin Obiang Nguema a dû sentir le vent du boulet puisque, fin 2011, il est devenu représentant permanent adjoint de la Guinée équatoriale à l'Unesco. Ce poste lui procure en effet l'immunité diplomatique et peut le mettre à l'abri des juges français.

 

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