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Article publié le : mercredi 15 février 2012 - Dernière modification le : mercredi 15 février 2012

Pour le gouvernement tunisien, al-Qaïda est impliquée dans les accrochages meurtriers de la région de Sfax

Ali Larayedh, le ministre tunisien de l'Intérieur, lors de sa conférence de presse le 13 février 2012.
Ali Larayedh, le ministre tunisien de l'Intérieur, lors de sa conférence de presse le 13 février 2012.
AFP / FETHI BELAID

Par RFI

Ali Larayedh, le ministre de l’Intérieur de la Tunisie a affirmé lundi 13 février 2012 lors d’une conférence de presse, que le groupe armé à l’origine d’accrochages avec les forces de l’ordre dans la région de Sfax début février, était lié à al-Qaïda, notamment en Libye.  Des accrochages qui se sont déroulés dans la localité de Bir Ali Ben Khalifa, et qui se sont soldés par la mort de douze personnes. Neuf autres sont toujours en fuite.

Une trentaine d'armes automatiques, plus de 60 000 dollars. Les douze hommes arrêtés possédaient une importante force de frappe. Hichem Medeb, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, demande une plus forte coopération pour contrer la mouvance islamiste.

« Vous savez, al-Qaïda ou autre titre, ça reste du terrorisme, ça reste du terrorisme pur et dur. Ces éléments étaient en train de stocker des armes, et on ne sait pas exactement la finalité de ces armes. Ou vont-elles partir ? Peut-être en Europe, on ne sait pas, peut-être en Algérie. Il est important qu’on soit vigilent. Non seulement vigilent, mais communiquer entre les Etats, pour mieux contenir ce fléau ».

Baisse de la sécurité, notamment au niveau des frontières, trafic d'armes en hausse, la montée de ce type de groupe radicaux est aussi la conséquence de l'ouverture politique en Tunisie d'après le chercheur et professeur des universités Mathieu Guidère*. « Avec la montée en puissance des groupes islamistes de tout poil, et notamment la victoire du parti islamiste Ennahda, il y a un climat favorable à la prolifération de ce type de groupe et d’idéologie sur un champ politique désormais dominé par l’idéologie islamiste ».

Selon les autorités tunisiennes, neuf membres de ce groupe lié à al-Qaïda sont toujours en fuite, en Algérie et en Libye.


*Mathieu Guidère est l’auteur de l’ouvrage Le Choc des révolutions arabes. Éditions Autrement.

tags: al-Qaïda - Moncef Marzouki - Tunisie
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Commentaires (1)

C,est la revolution des barbus soutenus par la crise de droit in

C,est la revolution des barbus soutenus par la crise de droit international qui est deformé par ses auteurs pour servir leurs interets et non l,humanité toute entiere.Quand les grandes democraties occidentales soutinnent ouvertement des coups d,etats effecues par les faux musulmans qui tuent leurs confreres et prennent en otages des paisibles visiteurs europeens dans nos pays,on ne peut que douter de la lutte contre le terrorisme qui devient de plus en plus soutien du terrorisme politiquement et militairement pour des objectifs crairs,Detruire la force des nouvelles vraies revolutions en EGYPTE ET EN TUNISIES.Le restes des soit-disant revolutions se sont des putshes contres les regimes rebelles à la politique bancale des puissances occidentales qui voient les choses avec un seul oeil.

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