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Article publié le : vendredi 24 février 2012 à 14:11 - Dernière modification le : samedi 25 février 2012 à 23:59

Economie sénégalaise : peut mieux faire

Un paysan sénégalais travaille dans un champ de melons à Djilakh (sud de Dakar) dans le cadre du programme (Goana).
Un paysan sénégalais travaille dans un champ de melons à Djilakh (sud de Dakar) dans le cadre du programme (Goana).
AFP PHOTO / GEORGES GOBET

Par Jean-Pierre Boris

Candidat à un troisième mandat présidentiel de six ans, le président Abdoulaye Wade est à la tête d’un pays dont les résultats économiques sont contrastés. La progression des indices économiques globaux ne s’est pas traduite par une amélioration du sort général.

Notre dossier

Partiellement occultées par le débat purement politique, les questions économiques sont pourtant à l’origine des troubles qui secouent le Sénégal depuis plusieurs semaines. Deux évolutions divergentes peuvent résumer la situation. De 1980 à 2010, le Produit intérieur brut sénégalais a quadruplé, passant de trois milliards deux cent cinquante millions de dollars à douze milliards huit cent trente millions, selon les statistiques publiées par la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement). Selon les mêmes statistiques, sur la même période, le Produit intérieur brut per capita n’a augmenté que de 40%. C'est-à-dire que la richesse globale produite dans le pays a été multipliée par quatre mais que les Sénégalais n’en n’ont, en moyenne, pas profité, même si la population a un peu plus que doublé au cours de ces trente années.

Une croissance inégale

Cette divergence des statistiques se traduit sur le terrain par des masses de chômeurs et une inégalité criante entre Dakar et le reste du pays. La capitale sénégalaise est l’objet de toutes les attentions du pouvoir. Des routes, des ponts, des échangeurs routiers ont été construits. Les beaux quartiers voient se multiplier les immeubles de haut standing, financés par les plus aisés des expatriés sénégalais ou par la bourgeoisie de la région, qu’attire la stabilité politique sénégalaise. Mais ces embellissements sont loin de permettre la création d’un nombre suffisant d’emplois ni même de loger les Dakarois les plus modestes, bien que l’Etat investisse de manière significative dans le logement social.

Une production agricole insuffisante

Le contraste est encore plus saisissant avec les zones rurales. Le gouvernement sénégalais s’est saisi du dossier agricole au cours de l’année 2008, après le déferlement de manifestations dans Dakar pour protester contre l’explosion des prix des denrées alimentaires, du riz en particulier. Le président Wade a alors lancé la Goana, la Grande offensive agricole pour la nourriture et l’abondance. L’objectif était alors d’atteindre l’autosuffisance alimentaire du pays en quelques années, de se passer des importations, en finançant la mécanisation des exploitations agricoles, en fournissant engrais et produits phytosanitaires aux paysans. Mais les réalisations n’ont pas été à la hauteur des promesses et le pays dépend toujours des importations pour se nourrir. Surtout, le niveau de vie du paysannat ne s’est pas significativement élevé. Ce qui n’empêche pas les proches du pouvoir d’afficher un taux de croissance de la production agricole de 21%.

4% de croissance économique

Pourtant, comme en témoigne l’évolution du Produit intérieur brut, multiplié par quatre en trente ans, l’économie sénégalaise se développe. L’industrie chimique, les services, le tourisme, surtout sont à la base de cet essor. Comme le soulignent les partisans du président Wade, la signature du pays est reconnue sur le marché international des capitaux et le Sénégal peut emprunter.

Bien que la croissance économique affichée, 4% en 2011, soit loin des records régionaux, elle a permis au Sénégal de financer un gros effort de production électrique. Bien que des coupures de courant se produisent encore, le gouvernement a injecté 1,5 milliard de dollars dans le secteur pour parer au plus pressé. Des centrales électriques sont en construction, d’autres sont en réparation, d’autres enfin ont été louées pour faire face à la demande électrique, l’un des principaux goulots d’étranglement de l’activité économique du pays. Le prochain président sénégalais, quel qu’il soit, devra donc s’attacher à maintenir le pays sur la voie de la croissance économique et surtout à convertir cette croissance en emplois pour le plus grand nombre.

tags: Agriculture et Pêche - Crise économique - Présidentielle Sénégal 2012 - Sénégal
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(2) Réactions

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RFI , vous etes entrain de changer de visage . Ce que vous dites sur le Senegal,sur son ECOMOMIE est tres loin de la realite . Le Senegal a fait de grands pas en avant dans son economie sous Abdoulaye Wade dans un contexte economique mondial tres difficile

Insuffisance alimentaire

Vous savez le sénégal peut mieux faire d'abord pour ce qui est de l'insuffisance alimentaire.
-Pensez vous que ça soit normal que pour cultiver, au 21 ième siècle qu'on soit des centaine,
Ce qu'il faut c'est industrialiser l'agriculture; en octroyant au cultivateur des tracteur et moissonneuse-batteuse et tout sorte de machines pour la culture, les dit "agriculteurs" deviendrons des entrepreneurs vu qu'il produirons assez pour eux et en vendre dans les marchés local et pourquoi pas régionale.

- Une culture florissante entraine un élevage grandissante : En effet lorsque le foin peut être coupé, façonné en cube et entreposé en moins de 2 jours, cela devient une source de nourriture non négligeable pour les bovins ; qui je le rappelle font toujours du nomadisme pour brouter de l'herbe dans des contré semi désertique. Et cela a pour conséquence une manque de viande et du lait

Moi je le dit : développons l'agriculture et nous auront beaucoup d'emploi pour les jeunes :
Car de la semence jusqu'à la production en passant à la distribution jusqu'à la vente il y'aura de nouvelle source d'emploi

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