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Mali

Mali : issue indécise dans la bataille de Tessalit entre armée et rebelles

C'est dans la région de Tessalit qu'ont eu lieu les affrontements entre le MNLA et l'armée malienne.
© Latifa Mouaoued/RFI

Le calme semble revenu dans la région de Tessalit, au nord du Mali. Depuis mercredi 29 février, l'armée et les rebelles du MNLA s'affrontent dans de violents combats pour contrôler ce carrefour stratégique du nord du Mali. L'armée cherche notamment à ravitailler le camp militaire situé à 15 kilomètres de la ville.

L'armée malienne et le MNLA s'accordent sur un point : il n'y aurait plus de combats dans le secteur de Tessalit dans la nuit de jeudi à vendredi. Difficile de savoir ce qu'il s'est passé en cette journée du 1er mars. Une source militaire d'un pays voisin indiquait que les hélicoptères de l'armée seraient sortis sans indiquer s'ils ont été utilisés pour frapper.

Le colonel Idrissa Traoré, le directeur de l'information au sein de l'armée, n’a pas souhaité commenter cette information. Pour lui, l'important était que les objectifs de l'état-major aient été atteints. « Selon mes informations, il n’y a pas de combats, a-t-il commenté. Nos objectifs pour le ravitaillement de Tessalit ont été atteints depuis plusieurs jours. On contrôle la plupart de la zone de Tessalit », a-t-il assuré.

Le MNLA dément ces informations. Pour l'un des porte-parole, Mossa Ag Ataher, l'armée malienne, opposée à une forte résistance, a été contrainte de se replier à l'ouest de Tessalit. « L’armée n’a même pas pu rentrer à Tessalit, affirme-t-il, ni à plus forte raison ravitailler le camp d’Amashash. Ils ont essayé de rentrer à Tessalit mais ils n’ont pas pu. Et les sept véhicules, dont un véhicule blindé qui faisait partie du convoi, ont subi d’énormes pertes humaines ».

Aucun bilan officiel de cette bataille de Tessalit, la seconde en quinze jours, n'est pour le moment donné par l'armée ou le MNLA. Les rebelles ont néanmoins fait savoir qu’ils avaient libéré trois militaires maliens. Ces combattants ont été confiés au Comité international de la Croix-Rouge qui les a, à son tour, remis aux autorités locales de Tombouctou. Ils étaient détenus près de Léré avec cinq autres prisonniers qui restent, eux, aux mains de la rébellion.

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