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Mali

Mali: violents combats dans la région de Tessalit


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Les violents affrontements, signalés depuis ce mercredi 29 février 2012, ont opposé les rebelles du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad) à l'armée malienne, appuyée par près de 200 véhicules selon nos sources. A la tête des opérations le commandant de zone de Gao, Didier Dacko, les colonels Gamou et ould Meydou. Dans les deux camps, on affirmait mercredi soir avoir l'avantage dans les combats. Ce n'est pas la première fois que de violents combats ont lieu dans cette localité. Le camp militaire est pour l'instant toujours tenu par l'armée. En revanche, la ville a été désertée depuis plusieurs semaines par les habitants qui se sont installés dans des camps aux alentours.

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10-10-2013 - Par Guillaume Thibault

De violents accrochages ont eu lieu ce mercredi dans la périphérie de la localité de Tessalit, en plein désert au nord-est du Mali. L’armée malienne et les rebelles touaregs ont chacun mobilisé de grands moyens : des blindés, plus de 300 hommes, plusieurs colonnes de véhicules pour l’armée malienne et du côté des rebelles touaregs, regroupement de plusieurs unités avec du matériel de guerre sophistiqué.

Impossible de savoir qui a pris le dessus sur l’autre d’autant que les combats ne sont pas terminés. Ils pourraient reprendre ce jeudi. L’enjeu, c’est le camp militaire de Amachache, situé à 15 km de Tessalit. Ce camp est actuellement occupé par des soldats gouvernementaux et l’objectif de l’armée malienne est de renforcer cette position pour qu’elle ne tombe pas aux mains des rebelles touaregs.

Ces derniers, qui se trouvaient un moment en amont du camp, veulent à tout prix empêcher de renforcer sa présence dans le camp. En face de celui-ci se trouve une piste d’atterrissage pour les avions et qui contrôle cette piste contrôle cette vaste zone communément appelée l’Adrar des Ifoghas.

Les Maliens négocieront entre eux

Assarig Ag Imbarcaounae, interrogé à Accra par RFI, répond au ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui il y a trois jours, alors qu'il était en déplacement dans la sous-région, appelait les Maliens au dialogue.

Dès que nous allons nous asseoir en tant que Maliens autour de la même table, nous allons négocier et les bases de la négociation... c'est ensemble avec le MNLA, avec les membres de la rébellion, autour de la même table que nous allons dégager les pistes... de négociation... ce n'est pas la première rébellion qui éclate au Mali... et chaque fois, nous avons les ressources nécessaires pour discuter et nous allons le faire (de nouveau).
Assarig Ag Imbarcaouane : nous, Maliens, pouvons régler nos dissenssions internes seuls
10-10-2013 - Par Raïssa Gbedji

 

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