Mali : les civils toujours coincés à Tessalit

C'est dans la région de Tessalit qu'ont eu lieu les affrontements entre le MNLA et l'armée malienne
© Latifa Mouaoued/RFI

Au Mali, à Tessalit à la frontière algérienne, le camp militaire d'Amachach fait toujours l'objet de lourdes convoitises de la part du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad, qui depuis mi-janvier cherche à « libérer le nord du Mali de la présence de l'armée malienne ». Ce camp militaire, stratégique est tenu par l'armée malienne mais il est encerclé par les combattants rebelles du MNLA. Et aujourd’hui, l'enjeu est de faire sortir les civils, de ce camp militaire qui a déjà subi plusieurs attaques ces dernières semaines.

Depuis la mi-janvier, et la première attaque du MNLA sur le camp d'Amachach, des familles de militaires se retrouvent prises au piège dans le camp dans la crainte de nouvelles attaques des rebelles. On ne connaît pas le nombre exact de ces femmes et de ces enfants, originaires de différentes régions du Mali qui vivent depuis des semaines dans cette garnison.

Le MNLA assure avoir à, plusieurs reprises proposé au commandant du camp de laisser sortir les civils afin de les mettre à l’abri des affrontements. Question restée jusque là sans réponse.

Mercredi, selon nos informations, le Comité international de la Croix-Rouge a été contacté tant par le MNLA que par les autorités maliennes sur cette question. Le CICR a accepté de faciliter l'évacuation de ces civils. Mais pour ce faire, les belligérants doivent s'engager à suspendre temporairement les combats. Une équipe du CICR est attendue sur place pour évaluer la situation.

Par ailleurs, le MNLA a affirmé avoir évacué la nuit passée plusieurs familles de nomades qui vivaient non pas dans, mais autour du camp. Ces femmes et ces enfants, qui se trouvaient dans un dénuement total, souvent dénutris, ont été conduits dans la ville de Tessalit pour être pris en charge.

Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (Ocha), plus de 172.000 personnes ont fui les combats qui opposent depuis mi-janvier dans le nord du Mali des rebelles touaregs et des militaires maliens.

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