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Kenya

Kenya : les shebabs somaliens accusés d’être responsables de l'attentat de samedi à Nairobi

Un policier monte la garde devant le corps d'un homme tué après l'attentat à la grenade, samedi 10 mars 2012, à Nairobi.
© Reuters / Stringers

L’attaque à la grenade qui a frappé la capitale kényane Nairobi, le soir du samedi 10 mars 2012, a causé la mort de six personnes et fait 70 blessés. L’attentat a visé une des stations de bus les plus fréquentées de la ville, à une heure de pointe. Les autorités accusent les shebabs somaliens d’en être les responsables. La sécurité a été renforcée dans la ville.

Lors d’une conférence de presse ce dimanche 11 mars 2012, le ministre kényan de la Sécurité, George Saitoti, a réaffirmé que les soupçons sur l’attentat meurtrier à Nairobi se dirigeaient vers le mouvement shebab somalien. Pour le moment cependant, aucune preuve n’a été fournie et aucune revendication n’a encore été faite ce dimanche soir.

Le mouvement de la jeunesse musulmane, pointé du doigt il y a quelques mois comme centre de recrutement de jihadistes au Kenya, a commenté abondamment l’attaque sur son compte Twitter. Un des twits mentionne que leur chef ou « amir », Sheikh Ahmad Iman Ali, désigné comme le représentant des shebabs pour le Kenya en janvier dernier, est  « désormais informé des attaques ».

Selon un expert sur la Somalie, l’attentat semble mieux planifié et plus sophistiqué que les deux attaques à la grenade d’octobre 2011. La sécurité a été renforcée autour des bâtiments officiels, des lieux publics, des supermarchés, mais aussi des églises et des gares routières. Dans le complexe des Nations unies situé à Gigiri, les gardes de sécurité ont reçu des consignes encore plus strictes que d’habitude depuis ce dimanche matin.

Le vice-président kényan, Kalonzo Musioka, a affirmé que son pays traversait un moment difficile mais que cela devait renforcer de plus belle la détermination à remporter la victoire, faisant allusion à l’intervention kényane en Somalie, qui dure depuis bientôt cinq mois.

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